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03/06/2006

3 121 délires princiers!

Tous ces moments se perdront dans le temps... comme les larmes dans la pluie...

Pluie acide de mes souvenirs reviviscents. Je ne suis qu’un petit prince déchu sans Saint Ex, sans synthé, errant dans un désert d’humanité sous une pluie purpurine, affamé, désorienté, hésitant, perdu à jamais… assoiffé pourtant  parmi toutes ses eaux fragiles. Sur un air d’opéra rock fantomatique, les gouttes rougeoyantes abaissent enfin  leur masque asséché pour danser dans un ballet fantasmagorique, leur éclaboussement chorégraphique éblouissant mes yeux mouillés. Un brouillard froid envahit alors mon âme désarticulée et une petite voix d’une suavité suraiguë se lève alors, portée par le vent du passé.

" Rien ne peut t’être comparé. Tu es la plus belle fille au monde. Je pense à toi. Je voudrais mourir pour toi, alors que les colombes pleurent. Soyons fous, Nikki chérie. Emmène-moi avec toi dans ta petite corvette rouge jusqu’au lieu du cream. Tu as la classe avec ton béret framboise ! (Sic) Tu es si sexy PM. Et cette peau de pêche ! Je voudrais être ton amant, ton pape. La vie est si belle avec toi, ma Vénus de Milo, euh ! … de Minneapolis...

Mais je constate que mon dessein semble controversé. Pourquoi voudriez-vous me traiter aussi mal ? Il est vrai que vous pourriez vous interroger sur l’existence de cet esprit salace. C’est délirant, certes, mais un seul de vos baisers  Kisserait alors un adieu, me comblerait et laisserait dans ma tête des rivières de diamants et de perles…

Je m’enfuis donc, avant que vous ne comptiez jusqu’à 7, laissant le souvenir d’un de ces voleurs impies essayant de se glisser dans le temple de votre cœur. Signe des temps, il neige parfois en avril… "

M’arrêtant enfin, moi, le prince sans royaume, l’homme orchestre, j’en deviens le chef par le truchement de mon corps instrumental et je dessine sous ma géniale canne magique un chemin harmonieux de notes qui portera bientôt mes pas d’homme blessé mais riche... en personnalité, vers le portail estival de la sérénité de la cinquantaine.

 

 

Doriane Purple

 

 

" Il se voyait en libérateur du peuple musicien. Souvenez-vous, Slave, Emancipation… Aujourd’hui, fini de jouer : Prince rentre à la maison. 3121 est le numéro de sa nouvelle demeure, entre palais des plaisirs et gentilhommière hollywoodienne, que l’on visite sur le diaporama du livret, salle de billard et chambre à coucher comprises. C’est aussi son premier album pour une major, Universal, depuis Chaos and Disorder, il y a dix ans. Ce retour au bercail se fait entouré d’un mobilier musical qui, bien que dénué d’angles nouveaux, se distingue par la robustesse de ses structures rythmiques et l’élégance de ses lignes. On y rencontre plusieurs armoires funky avec huisserie electro (Black Sweat, Love), de moelleux sofas pour romances avec galipettes (Te amo corazón, Beautiful, Loved and Blessed), quelques jolis bibelots (The Word, hit probable). Comme toujours, le personnel de maison est stylé (Amar, Sheila E., Candy Dulfer, Maceo Parker). En quittant les lieux, on se dit que ce 3121 est plutôt une bonne adresse, et l’on se promet d’y revenir. "

 

D’après Francis Dordor, http://www.lesinrocks.com/DetailCritique.cfm?iditem=186164&idheading2=12

02:35 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Musique

Commentaires

Je m'aperçois que j'en suis restée à "Money don't matter 2 night"... Il est sympa, ton texte. Bienvenue dans cette communauté!

Écrit par : Sînziana | 03/06/2006

Merci à toi pour ce gentil commentaire. Bonne écoute dans la communauté.

Écrit par : Doriane Purple | 03/06/2006

Les commentaires sont fermés.