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26/01/2008

Some kind of Monster Munch 3... point(s) de suspension !

Mon âme laconique se mêle aux tressautements de la route champêtre, dans un doux rythme, berçant agréablement le coeur. Ma sérénité est à l'image de ces montagnes qui s'annoncent lentement et qui me câlinent doucement de leurs bras protecteurs: belle, immense, inaliénable.

Sur les lacets enfantins de ma route, scintille chaudement le soleil d'été, ses éclats de lumière franche répondant à mes vifs éclats de rire. Un cocon rassurant de solitude m'enveloppe et fixe ces mamelons pointus et fermes dans un instant  incompressible. Je tète à ce bohneur éphémère avec une pleine jouissance. Le voyage immobile grandit en éternité, pour s'achever brusquement par la gifle cuisante d'un sevrage artificiel, les hauts murs virils de la cité des hommes s'affranchissant du cordon maternel et nourricier des versants montagneux. Une vague plaine de béton dur me fait face avec son âpreté cynique, me toisant paradoxalement de son regard torve.

La frontière entre l'enfance et l'âge de déraison se dessine violemment à coups de burin pénétrant. Je passe cette douane initiatique à sens unique et m'introduis dans le domaine helvète, seul à mon désarroi et à mon trouble dans cette partie de Bâle aux règles du jeu inconnues.

J'erre quelque peu dans ce nouvel état où ma langue maternelle est totalement absente, oubliée, absconse.

J'arrête l'horloge roulante du temps pour quémander mon chemin, je suis totalement désorienté. Me référant à mes maigres souvenirs d'adolescent, je balbutie un allemand hésitant, hasardeux, circonspect. On m'instruit par deux fois avec une grande gentillesse et précision, ce qui atténue grandement mon anxiété et mes divers a priori non fondés, sur la dureté relationnelle des suisses-allemands. Bâle se révèle être une belle ville, non pas tellement par son architecture, comme Barcelone ou Rome, mais plutôt au niveau des sensations et de l'atmosphère: c'est une ville à taille humaine où la Nature reprend ses droits, par touches picturales successives vertes, de-ci, de-là.

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La fondation Beyeler, but final de mon périple temporel, située dans un éblouissant écrin de verdure impudique, en est l'exemple symbolique: une enceinte rapprochée et verdoyante d'inspiration japonaise, encadre et jouxte  les bâtiments stricts du musée moderne, que vient lécher une mer immense d'épis de blé.

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Le musée est un petit îlot de méditation autour duquel s'agglutinent en écho lointain les bruits faussement faméliques urbains. Je m'asseois sur un bac solitaire, m'extasiant béatement sur le paysage serein qui s'offre à moi, ouvert et généreux, porté par le doux vent de la tranquillité de l'âme.

 Il est de ces instants trop vite passés dans la vie d'adulte, où la plénitude de ce qui nous entoure remplit pleinement notre être, où le Beau universel s'accorde avec chaque détail, où l'athée pourrait presque croire en un doigt divin orchestrant magistralement l'éther polychrome des photographies visuelles. Ce sont des moments à apprécier, à délecter, à sucer, seul, dans la mélancolie doucereusement amère de la fumée d'une cigarette.

Je me dirige enfin vers le musée qui me fait face, improbable, imprenable, vers cette folie intérieure, vers ce monstre  impudique qui prend pour nom Munch.

Je navigue dans les flots éthérés de son crâne sombre et inspiré. Le cri de la jeune fille en pleurs répond au rougeâtre vampire de mes peurs les plus obscures. Un fantôme du passé ressurgit au coin d'une sale salle d'exhibition... Je le suis avant de me perdre... Je me noie dans mon propre passé... Les sourdes époques de sa vie à lui défilent et s'enchevêtrent avec une vigueur maladive sur les murs neutres suisses aux teints blâfards, dans un ballet fantasmagorique de couleurs aveuglantes. Je ressens la douceâtre mélancolie de Munch vriller mon cerveau, tambouriner sournoisement à mes oreilles, piquer mes yeux, dans les vôlutes des formes et même dans les moindres grains de peinture poivrée de ses oeuvres magnifiques..

Exsangue, mais probablement comblé, je rejoins, après quelques heures dans cet univers oppressant de mon moi intérieur, la sortie salutaire pour exhaler ces relents méphitiques et respirer enfin à pleins poumons le bon air helvétique tant vanté. Le soir va bientôt tomber sur cette journée sereine. Mes chants du crépuscule vont bientôt se faire entendre... Je ne m'attarde pas, le froid manteau de la nuit m'enveloppant peu à peu...

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Doriane Purple 

 

15:20 Publié dans Arts | Lien permanent | Commentaires (0)

08/12/2007

Domestic Landscapes...

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"Bert Teunissen, photographe néerlandais, est entré par hasard, un jour de 1996, dans un vieux café de Castelnau, en Provence. Il n’a jamais oublié. Le mobilier est simple, un feu brûle dans l’âtre, l’atmosphère lui rappelle la maison de ses grands-parents, depuis longtemps rasée. La photographie de la vieille dame assise au milieu de ce café devait être la première d’une série qui compte aujourd’hui plus de 350 clichés.

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Pendant dix ans, Bert Teunissen a sillonné neuf pays, en quête de ces lieux singuliers où le temps paraît suspendu. Ses voyages l’ont conduit en Belgique, en Grande-Bretagne, au Portugal et jusque dans les coins les plus reculés d’Europe. Ses « paysages domestiques » sont toujours habités : au centre, un homme, une femme, un couple d’ancêtres, invite l’observateur à entrer dans son intimité, à visiter sa cuisine, son salon, sa chambre – des pièces toutes simples, qui n’ont pas été refaites depuis des décennies, où souvent il n’y a pas l’électricité.
Bert Teunissen capture la lumière avec une palette et une sensibilité qui rappelle les grands maîtres hollandais, Vermeer de Delft ou Pieter de Hooch.
Les magnifiques travaux de ce photographe de 48 ans sont exposés pour la première fois en Allemagne, au Kunstmuseum de Krefeld. Les éditions Kerber Verlag publient parallèlement à l’exposition un volume illustré avec des textes signés Bert Teunissen.
« Metropolis » a regardé de près le photographe travailler et a visité son exposition à Krefeld.  "

D'après Arte

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Dans nos sociétés industrialisées, mécanisées et purement mécaniques, la vieillesse n'est pas une descente mirobolante d'un boulevard fréquenté, sous les vivats de la foule nombreuse, vers le dernier vol plané de l'au-delà: elle n'est qu'un pénible périple peu lointain sur le chemin vicinal creusé d'ornières fangeuses de la solitude.

C'est cette solitude des âmes et des coeurs qui transparaît, au delà du dénuement ostentatoire des murs flétris des souvenirs, au travers des photographies de Bert Teunissen. Peut-être y-a-t-il aussi une impression de déjà vu, une vieille réminiscence venue des territoires de l'enfance, une photographie jaunie de figures fières, malgré tout, d'aïeux, un souvenir tout à la fois flou et vivace de mes grands-parents, un pincement au coeur aigu et diaphane, la fin d'une époque à jamais révolue, la révélation nette et précise du devenir mortuaire, oublié de tous par peur de ces pandémies sinistres que sont la vieillesse et la mort dans notre société hautement consommatrice, réalités peu porteuses en matière de marketing...

Perdre un de ses grands-parents, c'est perdre une partie de sa jeunesse... de sa mémoire, de sa sagesse, de son humanité, de son immortalité éphémère...

C'est aussi mettre en exergue les véritables priorités  de nos courts instants de vie, loin des chants des sirènes des vies trépidantes que nous impose la vie moderne, au sein de nos paysages domestiques...

Doriane Purple 

21:45 Publié dans Arts | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : photographie

23/06/2007

Cadavre exquis...

"Des gangsters tués par balles, des accidents de voiture, des grands brûlés : le photographe américain Weegee, de son vrai nom Arthur H. Fellig (1899-1968), bénéficie d'une exposition au Musée Maillol, à Paris, la meilleure jamais organisée en France.

Depuis longtemps considéré comme un classique aux Etats-Unis pour avoir marqué l'art de son temps, le photographe s'est fait le témoin sans pudeur du New York de la Grande Dépression, secoué par la crise économique et la Prohibition : un décor nocturne et violent, peuplé de pauvres gens et jonché de cadavres.

Vivant dans sa voiture, branché sur les fréquences de la police, Weegee vole de drame en drame et éclaire de son flash puissant cette violence qui effraye et fascine l'Amérique.

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Mais c'est moins le fait divers lui-même qui intéresse le photographe que le voyeurisme des badauds, le détail incongru qui transfigure la scène de crime en théâtre drôle et grinçant, donne de la ville une vision poétique et fantastique.

Observateur acéré des relations humaines, Weegee consacre aussi certaines de ses meilleures images au spectacle des inégalités sociales et raciales, dénonçant le racisme et la ségrégation, s'attendrissant sur le sort des classes populaires."

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  "Aux Etats-Unis, il y a belle lurette que Weegee, l'arpenteur sulfureux des sombres années de la Dépression, a été rangé parmi les classiques. Pourtant, c'est la première fois que le photographe américain (1899-1968) bénéficie en France d'une exposition d'importance. Et encore, pas dans une institution publique. C'est le Musée Maillol, à Paris, qui lui rend justice avec des photos issues de la collection Berinson : le lieu est certes étroit mais fait honneur à l'artiste avec 228 beaux tirages d'époque, tirés par Weegee, centrés sur ses photoreportages des années 1935-1945.


Pourquoi ce retard ? Sans doute parce que flottent encore sur ses images des relents de scandale qui font se boucher le nez à certains. Dans un New York insomniaque et violent, secoué par la crise économique et la prohibition, le nécrophage Weegee avait fait de la mort son métier, courant la nuit à la recherche de meurtres et d'accidents pour nourrir les journaux populaires comme le New York Post ou le Daily News.

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Weegee, son étrange surnom, lui vient du "Ouija", une planchette utilisée pour faire du spiritisme. Car le petit immigré juif élevé dans les quartiers misérables du Lower East Side flaire les catastrophes avant qu'elles n'arrivent. Une nuit, il photographie un clochard affalé sous un porche. Deux minutes plus tard, l'homme se fait renverser par une voiture..., la photo suivante montre un prêtre en train de lui administrer l'extrême-onction sur le bitume. Chaque nuit, Weegee vole de drame en drame, prenant de vitesse les autres journalistes et parfois la police. En 1938, il est autorisé à brancher la radio de sa voiture sur la fréquence de la police. Dès lors, il ne quitte plus sa belle Chevrolet qui lui sert tout à la fois de domicile, de planque et de labo. Très vite, "Weegee the Famous" impose son nom et construit son mythe, qu'il entretient dans deux livres (Naked City, 1945 et Weegee's People, 1946). Dans ses autoportraits, il se met en scène au volant, le cigare au bec, prêt à chasser le crime.

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Face à la mort, Weegee est sans retenue, sans pudeur aucune. Il montre à l'Amérique cette violence qu'elle craint et qui la fascine. Le regard fixe des cadavres démantibulés sur la chaussée. Les "rôtis", ces hommes carbonisés dans leur voiture. Les victimes des incendies qui pleurent leurs proches. Mais surtout, la foule de curieux qui va au crime comme on va au spectacle.

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Car c'est souvent moins l'événement que le voyeurisme qui est le sujet de ses photos : celui des badauds qui se repaissent du drame, comme celui du spectateur qui jouit de l'image.

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Et lorsqu'un maître nageur tente de ranimer un noyé, Weegee capture surtout la coquette qui fait coucou à l'appareil. Avec un flash violent qui est sa signature et qu'il utilise même en plein jour, ou avec une pellicule à infrarouge, Weegee met à nu les émotions et révèle les instincts les plus bas. Dans l'obscurité, les brutes se ressemblent toutes, qu'elles soient du côté de la police ou de celui des truands.

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La mort ainsi croquée devient un théâtre drôle et grinçant, où les graffitis et les inscriptions des vitrines multiplient les calembours visuels.

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"Ajoutez juste de l'eau bouillante", dit une publicité qui orne le mur d'un immeuble en feu.

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Weegee n'hésite pas à inverser la photo au tirage ou à souligner, dans des cadrages dignes de films noirs, le détail dramatique et insolite : le dentier qu'a perdu une défenestrée dans sa chute ou le borsalino d'un gangster.

Mais le talent de Weegee ne se limite pas aux scènes de crime. Observateur acéré des relations humaines, il a réservé certaines de ses meilleures images au spectacle des inégalités sociales. Plusieurs dénoncent le racisme et l'injuste ségrégation qui frappent les Noirs américains (The Nigers Stink, 1943).

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Dans sa plus célèbre image, The Critic (1943), Weegee oppose les riches et les pauvres, en montrant une critique de théâtre emperlousée qu'insulte une pauvresse... une rencontre qu'il avait lui-même provoquée. C'est très nettement aux classes populaires que va la préférence du photographe : on le verra ainsi quitter sa posture cynique pour s'attendrir un instant devant des enfants pauvres endormis en vrac sur un escalier de secours.

En s'immergeant dans la nuit new-yorkaise, Weegee a fait surgir une ville inconnue, aussi violente que poétique, où l'on croise des clochards ivres, des gangsters, des danseuses, des stars, des gratte-ciel et des carrefours sombres. Il y a du Walker Evans dans sa façon de collectionner les signes urbains. Et ses galeries de trognes, dont beaucoup ont été capturées dans son bar préféré, le Sammy's, ne sont pas sans rappeler les futurs portraits de Diane Arbus.

Les images de Weegee ont compté aussi bien pour les films de Francis Ford Coppola que pour les sérigraphies d'Andy Warhol. Preuve qu'on peut être spécialisé dans le reportage de faits divers et marquer durablement l'art de son temps."

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D'après Le Monde du 21 juin 2007

En ces soirées sombres, les journaux télévisés ont-ils la même problématique poétique, sociale, esthétique et philosophique en nous montrant à longueur de temps des cadavres bien peu exquis? J'en doute...

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Petite remarque: j'ai découvert que la pochette de l'album de George Michael "Listen without prejudice volume 1" de 1990 devait certainement être illustrée par une photographie de Weegee. C'est tout à la fois déconcertant et marrant...

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En vérifiant sur le dit album, il s'avère que c'est bien une photographie de Weegee datant de 1940, intitulée "Crowd at Coney Island", ce qui, vu l'oeuvre du photographe et sa philosophie sociale, tendrait à illustrer parfaitement le titre de l'album et plus généralement l'oeuvre de George Michael...

Doriane Purple

11:45 Publié dans Arts | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : arts, photographie

20/05/2007

Bâbâle...

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"Pour le peintre norvégien Edvard Munch, angoissé et torturé, l'art a servi d'exutoire. Une rétrospective de ses œuvres, à Bâle, témoigne de l'enfer d'un génie obsédé par l'humain.
On peut appréhender une œuvre au regard de l'histoire de l'art, mais aussi l'apprécier pour ce qu'elle exprime. Concernant les tableaux d'Edvard Munch (1863-1944) - prononcez «munk», comme en Norvège, son pays natal - la seconde approche semble la plus appropriée.

Bien sûr, comme le montre la rétrospective de la Fondation Beyeler, à Bâle, en Suisse, son style s'inscrit dans une époque, évoluant d'une veine impressionniste aux prémices de l'expressionnisme, empruntant d'abord à Pissarro, puis à Whistler ou Böcklin, à Van Gogh ou Gauguin. Cependant, ses tableaux, qui lui valurent d'être qualifié de «barbouilleur», saisissent, avant tout, par leur intensité psychologique. S'appuyant sur l'expérience vécue, ils parcourent tous les degrés de l'échelle du mal-être. S'ils reflètent la personnalité torturée de leur auteur, ils atteignent aussi à l'universalité. Car ils parlent de l'âme...

Le fameux Cri, sa toile la plus célèbre - dont le vol, en 2004, au musée d'Oslo, a défrayé la chronique, jusqu'à ce qu'on la retrouve en 2006 - n'est pas présenté. Mais les quelque 130 peintures, 85 dessins et gravures exposés mettent à nu l' «enfer intérieur» du peintre. Il faut dire que la vie ne l'a pas épargné. Elevé dans le puritanisme, Munch connaît très tôt le malheur. Sa mère meurt de tuberculose alors qu'il n'a que 5 ans; sa sœur aînée disparaît, pour les mêmes raisons, lorsqu'il en a 14. Et son père sombre dans la dépression.

Munch convaincra ce dernier, qui le voyait ingénieur, de le laisser suivre des études artistiques. Ce sera son exutoire. L'esprit de révolte gagne le jeune homme dans les années 1880, à l'époque où il fréquente la bohème d'Oslo, qui prône l'anarchie, l'athéisme et une sexualité libérée. Alors se manifeste, dans sa peinture, son obsession de l'humain, que confortera sans doute la lecture de Strindberg et d'Ibsen. Sa peinture révèle, en tout cas, ses angoisses et ses peurs, qui sont aussi les nôtres, de la vie, de l'amour, de la solitude ou de la mort. La reconnaissance viendra au début du XXe siècle. De grandes rétrospectives lui seront consacrées à Oslo et à Berlin, à la fin des années 1920. Peu de temps après, les nazis confisquent 80 de ses tableaux, conservés dans les musées et les collections particulières d'Allemagne. Ils les exposent à leur tour, les livrant à la vindicte des cimaises, sous le qualificatif d' «art dégénéré». Et pourtant ils nous régénèrent...

Edvard Munch, Fondation Beyeler, Bâle. Jusqu'au 15 juillet."

 
 
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Si mon emploi du temps de futur père bis me laisse quelques latitudes en ce début juillet, j'irai admirer le spleen pictural de Munch en laissant couler sur les trottoirs-parkings de Bâle mes larmes et tout l'argent de mes poches déchirées.
 
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Doriane Purple 
 

06:40 Publié dans Arts | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : peinture, art, spleen, suisse, musée

15/06/2006

Artiste visionnaire?

Ses dessins futuristes d'humanoïdes emprisonnés dans de sombres parois technologiques hantent mes nuits depuis les années 80. A quand la fusion débridée et inquiétante de l'homme avec la machine ?

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 "L’esthétique de nos cauchemars les plus fous, c’est le domaine de H.R. Giger, un artiste surréaliste suisse. Salvador Dali avait de l’humour. Mais lui, il ne rigole pas du tout."

A ne pas manquer sur Tracks aujourd'hui.

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Alien es-tu là?

http://www.arte-tv.com/fr/art-musique/tracks/Cette-semain...

http://www.hrgiger.com/

Doriane Purple