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03/08/2020

Adieux aux âmes...

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Ce soir, je lève la tête et je regarde le ciel d'avril... Ce n'est pas pour le regarder par le petit bout de la lorgnette et y découvrir le passage clinquant du train de la modernité, long convoi de soixante satellites Starlink lancés par la société SpaceX d'Elon Musk qui s'apparente plus à une traînée fardée qui pollue la vue de l'horizon spatial, mais pour essayer d'embrasser l'immensité de la voûte céleste tel que les premiers hommes avaient dû le faire, recroquevillés sur eux-mêmes en distinguant subrepticement les effrayants bruits nocturnes de leur prochaine mort. C'est dans cet infini étoilé et incertain qu'a dû commencer à se cristalliser l'idée d'un haut-delà infranchissable pour les vivants, l'idée même d'un voyage interstellaire post-mortem. Les touches successives aux clavecins du début des documentaires sur l'histoire de l'astronomie "Tours du monde, tours du ciel" me reviennent en mémoire et m'enveloppe dans un manteau doucereux de souvenirs. Comme l'image troublante d'un passé révolu, nous montrant certaines étoiles que nous voyons encore malgré leur extinction séculaire, l'image tutélaires de deux hommes me parvient : Michel Serres est mort, mon père est mort. Les deux étaient né dans les années 30 et étaient très cultivés, mais la comparaison s'arrête là: l'un portait sa vie et sa vieillesse comme un jeune homme que tout émerveillait encore et qui prêchait par son expérience la vulgarisation scientifique, l'autre portait sa vieillesse depuis toujours comme un fardeau néochrétien qui avait l'amertume d'une vie passée à côté sans jamais avoir eu l'occasion de la saisir à pleines mains alors que s'il avait chassé ses nuages intérieurs, il aurait vu qu'il était le plus heureux des hommes. Certains êtres sont nés pour être heureux, d'autres sont nés pour fuir le bohneur alors qu'il est là, à leur portée et qu'ils peuvent en faire bénéficier leurs proches. Georges Delerue a écrit la musique du Mépris, mon père en a joué les morceaux quotidiens, au point que je lui ai renvoyé et que le dialogue entre nous s'est tari, faute de compréhension mutuelle. Le mépris et la pitié se mélèrent peu à peu et je sus que nous ne pourrions jamais recommencer une relation sur des bases stables et nettoyés de nos non-dits ombrageux. Il est mort sans que je lui dise ce que je ressentais, sans que je lui dise que je le détestais, sans que je lui dise que je l'aimais malgré tout. Il a brûlé sa dernière Cartouche en s'embarquant sur le Styx de sa mythologie grecque, oublieux de sa propre souffrance de vivre. Certains attendent la mort comme une délivrance qui ne peut en aucun cas en être une... La musique sereine et tintinabulante de Georges Delerue clôt ce chapitre astrophysique et métaphysique de "Tours du monde, tours du ciel" comme un tableau de Georges De la Tour parachevant le triste portrait en clair-obscur d'un deuil qui souffle sur la fragile flamme de notre vie ou qui tire sa dernière cartouche.

 

Daniel

 

28/05/2020

Accroche-toi Jeannot...

« On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde. » - Desproges.
L'éloge funèbre de Desproges pour Guy Bedos :

Guy Bedos n’est plus. La France perd le meilleur de ses fils et la rampe le meilleur de ses feux. Que dire du désarroi qui nous broie et de la douleur qui nous noue sinon quand nos cœurs l’un et l’autre cohabitent, pour reprendre le cri d’amour du crapaud. Oui mesdames et messieurs, la France est en deuil et la presse toute entière en témoigne. Hormis le journal l’Humanité qui considère le décès de Bedos comme une manœuvre du gouvernement pour accélérer le processus de compression du personnel du Cirque d’hiver à la rentrée, les locations sont bientôt ouvertes, la presse toute entière dis-je, pleure la perte du plus gouvernemental de nos tourlourous. Tout en déplorant que Bedos eut moins d’humour que Tino Rossi, Lulute Alsida écrit dans Libération, je cite : « Bedos est parti, le froid coup de poing du destin nous atteint en plein hiver, glacé comme un marron. ». Même Minute, où Bedos n’avait pas que des amis c’est vrai, même Minute trouve quelques accents de dignité sous la plume d’Adolphe de Croix de Feu pour exprimer la sincérité de son deuil. Je cite Minute : « Chouchou de l’intelligentsia cosmopolite de l’Avenue Foch, le pétomane pro-palestinien Guy Bedos, né Bedostein, vient de passer l’arme où ça ? À gauche évidemment ! »
Guy Bedos, mesdames et messieurs, n’était pas parfait, mais il avait beau être de gauche on ne m’ôtera pas de l’idée que c’était un honnête homme. Et puis, Dieu m’écartèle, si possible sous anesthésie générale, qu’y a-t-il de vraiment infamant dans le fait d’être de gauche ? Arguant de sa haine de la Corrida le 27 octobre dernier sur TF1, l’exquise Stéphanie de Monaco s’écriait : « Après tout les taureaux sont des êtres humains comme les autres. » Et à mon tour je pose bien haut la question : et les gens de gauche, ne sont-ils eux pas aussi des êtres humains comme les autres ? Comme le remarquait fort à propos Alphonse Allais, qui n’était pas la moitié d’un con sinon il ne serait pas avant Argenton-sur-Creuse dans le Larousse, l’important n’est pas tant d’être de gauche ou de droite, l’important est d’être de quelque chose, et finalement être de gauche ça vous pose un homme aussi sûrement qu’être de garenne ça vous pose un lapin. Etre de gauche c’est aussi, c’est surtout, savoir se dresser contre les injustices sociales chaque fois que votre calendrier des loisirs vous en laisse le temps, et peu d’humoristes se sont engagés dans cette voie avec autant de cœur que ce comique troupier néo-castriste dont je salue ici la dépouille mortelle, lui qui a toujours pris fait et cause pour ces victimes exsangues du vampirisme capitaliste que sont les masses laborieuses qui vont le dos courbé sous le joug de l’impôt qui leur suce la moelle jusqu’au tréfonds du péritoine les rendant incapables de joindre les deux bouts pour en faire un seul nœud ! Les injustices sociales ne sont plus tolérables. Guy Bedos, Dieu ait son âme, et moi-même, Dieu lâche la mienne, en avions pleinement pris conscience. Parfois mesdames et messieurs j’ai honte d’être un nanti, et pas seulement un antisémite. Mais un nanti tout court. Quand je pense, rendez-vous compte qu’en une soirée il m’arrive de gagner l’équivalent de trois mois de salaire d’un ouvrier alors que de son vivant Guy Bedos gagnait l’équivalent de six mois de salaire d’un cadre supérieur. J’ai honte.
Aujourd’hui te voici comme un langui Guy, te voici emballé dans ce suaire où tu parais plus grand couché qu’accroupi et ma voix émue mue de te savoir si mou. Adieu l’artiste, vas en paix. Tu peux compter sur moi, je saurai m’occuper de ta veuve et de ton cher public.

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01/05/2020

Chapeau bas...

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“Chapeau offert par JEAN-PAUL BELMONDO avec ses initiales JPB à l'intérieur du chapeau Avec une photo dédicacée.”“Chapeau offert par JEAN-PAUL BELMONDO avec ses initiales JPB à l'intérieur du chapeau Avec une photo dédicacée.”

Solidarité avec les soignants

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Doriane Purple

 

11:58 Publié dans Hommages | Lien permanent | Commentaires (0)

Mars attacks, even in April...

Sometimes it's snow in April...

Depannage Rideau Metallique 93 | 01 85 42 08 22

Après avoir, en 2015, arraché des billets pour le concert inespéré des Foo Fighters à Lyon, à l'ouverture matinale de la Fnac, en ayant franchi le rideau métallique du magasin, en rampant, tel un Indiana Jones moderne en quête de délectable Nutella en promo ou de précieux papiers toilette en période de confinement, me voilà bien démuni quand les terribles attentats terroristes furent là!

Hommages...

 

Après avoir espéré, après la désespérance, les voir à Nîmes en 2020, voilà qu'une pandémie mondialisée submerge notre petit univers connu et dilapide les concerts des Foo Fighters entre autres conséquences gravissimes.

"2020 marque le 25e anniversaire du groupe de rock fièrement mené par Dave Grohl. Les américains ont annoncé sur les réseaux sociaux qu’ils comptaient faire quelque chose de spécial pour fêter leur quart de siècle :

Bordel !!! 25 ans ?! Merci à tous d’avoir été avec nous année après année… pour avoir chanté avec nous et fait de chaque concert la nuit de nos vies. On en est SEULEMENT au début, donc attache ta ceinture 2020… Ça va être une année FOLLE, pleine de trucs incroyables."

 

Prémonition grotesque ou ironie de l'Histoire? Me faut-il prier ou conjurer l'adage superstitieux de "Jamais deux sans trois" (ou "Jamais Dieu sans toi"?), moi, athée pratiquant, pour éviter qu'une horreur lovecraftienne sans nom ne surgisse à nouveau si je m'empresse d'acheter un nouveau billet pour 2021?

Amazon.fr - L'Appel de Cthulhu illustré (2017) - Lovecraft, Howard ...

Learn to die or learn to live?

Y aura-il de manière concomitante ou par lien de conséquence à ce nouveau concert, l'apparition de nos cauchemars les plus glaçants?

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Toute une histoire...

Doriane Purple

23/04/2020

Apocalypse now...

En confinement, on peut se détendre en écoutant ou en regardant des classiques:

Apocalypse Now / Fan art on Pantone Canvas Gallery

Doriane Purple

 

 

08/02/2020

Remember the darkness...

 

Pogos à gogo pour un gars qui n'est pas un gone!

https://www.facebook.com/thedarknessofficial/?hc_ref=ARRb...

 

Doriane Purple

12/10/2019

Stormy weather...

12/03/2019

Rock is dead... again...

Ecran sombre. Silence soudain et angoissant. Alternance d'ombres luminescentes et de sombres flashs. Les murs se flétrissent comme la peau agonisante d'un lépreux. Des gouttes noires de crasse et de désespoir suintent du plafond défoncé. Une lampe aux reflets rouges étend son aura fantomatique dans un coin de la pièce délabrée. Une bibliothèque au bois noir recelant quelques livres poussiéreux, ricane de toutes ses dents jaunies à la vue de ce spectacle affligeant et grotesque. Un masque à la fureur démoniaque semble suspendu dans l'air vicié par la puanteur et les fumerolles des encens. Les éclairs suscités par le courroux des éléments donnent vie au regard foudroyant du visage terreux. Un lit, étripé par la violence des cauchemars de la nuit, gît là, pantelant. Le sol est un tapis mouvant d'objets hétéroclites plus ou moins animés : vieux papiers froissés, assiettes fendues, clous rouillées, dents ébréchées, cafards grouillants, déjections immondes de rats... De noires bougies trônent sur un tabouret branlant. Au milieu de ce morbide chaos, souffle une musique aux accents névralgiques. Un être en transe s'agite frénétiquement dans une danse macabre. Bonds spasmodiques, bras incontrôlables battant l'air comme deux haches de guerre vivantes. Veste de cuir ouverte laissant transparaître un torse couvert de cicatrices et tatoué de symboles mystérieusement effrayants. Collier d'acier forgé, collier d'esclave sans maître. Bouts d'acier sacrificiel transperçant les chairs. Néo-punk technomaniaque à double crête : rouge, couleur du sang et violet, couleur de la folie. Yeux exorbités par l'effroi et par la jouissance extatique du mouvement et du bruit musical. Pieds ensanglantés par les chaudes échardes du plancher en décomposition. Douleur d'ivresse mentale, douleur violemment vive et vivante. Souffle, souffle court, souffle haletant. Breathe...Tourbillon, cyclone des points cardinaux. Visions hallucinatoires des portes de l'Au-delà. Bruit saccadé, omniprésent. Crépuscule des anges déchus. Solitudes emplies de démons sautillants. Chaos de trou noir. Chaos de la résurrection. Chaos de la renaissance et du souffle... Silence serein et soudain... Gravité des corps... Néant... Prodigy. Serait-ce un prodige ?

 

The Prodigy @ La Halle Tony Garnier, Lyon, France, 16.04.2015 (Front.jpg

Rest in Peace my cyberpunk friend !

https://www.ouifm.fr/the-prodigy-le-chanteur-est-decede/

Doriane Purple

25/06/2017

Rest In Peace...

13:16 Publié dans Hommages | Lien permanent | Commentaires (0)

20/05/2017

RIP ...

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Le grunge se meurt peu à peu...

Satanée semaine...

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12:05 Publié dans Hommages | Lien permanent | Commentaires (0)