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15/08/2006

Gare au gorille...

 La planète des singes : Pierre Boulle et autres cousins pas si éloignés que cela…

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Le patrimoine héréditaire des primates ressemble à plus de 98% à celui des hommes. Leur comportement social nous montre à quel point nous nous ressemblons.

" Le gorille est le plus grand des singes actuels, juste avant l’homme.
Bien qu’il fut observé en premier, il n’est définitivement reconnu par les naturalistes qu’en 1852 alors que s’affirment les théories de l’évolution. Le gorille, bien malgré lui, arrive dans un contexte très polémique.
Depuis sa découverte par les occidentaux au cœur du XIXème siècle, les affirmations les plus insensées en font un monstre violent ou un satyre démoniaque évoquant la honte des origines.


medium_Gorille10.jpgUn siècle plus tard, et grâce à des pionnières comme Dian Fossey, se dessine une toute autre image du plus pacifique de tous les grands singes, autrement dit les chimpanzés, les orangs-outans, les hommes et même les bonobos.
Il partage 98% de ses gènes avec les hommes et on estime que sa lignée se sépare de la nôtre vers 9 millions d’années, quelque part en Afrique.
Un seul fossile, controversé, livre un repère bien incertain sur une évolution encore ignorée.
Entre les mythes éculés et les révélations fascinantes des scientifiques, les gorilles sortent des brumes de notre ignorance avant, hélas, de disparaître à jamais avec les dernières forêts d’Afrique, terre de nos origines communes."

Dans le cadre de l'exposition "Gorilles" du Palais de la découverte qui a lieu du 23 mai au 26 novembre 2006, conférence "Gorilla, mon amour : de King Kong au géant magnifique" par Pascal Picq, paléoanthropologue au Laboratoire de Paléoanthropologie et Préhistoire au Collège de France.



La Belle et la Bête

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"Dian Fossey demeure dans les mémoires comme une figure légendaire des forêts africaines, étroitement associée à la défense des gorilles. Elle découvre l'Afrique grâce à des amis. Lors d'un voyage sur ce continent, en 1963, elle rencontre le Dr Louis Leakey, qui la convainc de l'importance des recherches entreprises sur les grands singes. Elle consacrera dès lors le reste de sa vie à étudier les gorilles des montagnes
Elle s'installe d'abord au Zaïre puis, la situation politique se dégradant dangereusement, au Rwanda. En 1967, Dian Fossey établit dans le parc national des Volcans son campement de recherche, le Karisoke. Commence alors une lente immersion dans le territoire des gorilles. Patiemment, elle observe leurs mœurs et les fondements de leur société. Trois ans plus tard, elle établit le premier contact amical jamais enregistré d'un gorille envers un humain : Peanuts, un mâle adulte de près de trois cents kilos, vient lui toucher la main. Mais la médiatisation de son travail débute vraiment lorsque Digit, un jeune mâle, se fait tuer par des braconniers. Dian Fossey alerte alors la presse et lance une campagne contre le braconnage. Après qu'elle eut fait la couverture de la revue américaine National Geographic, les dons affluent, lui permettant de consacrer le restant de sa vie au sauvetage des gorilles. Dian Fossey est tuée le 26 décembre 1985, dans des circonstances qui n'ont jamais été éclaircies. De son œuvre, il reste sa fondation, la Dian Fossey Gorilla Fund, qui continue son action pour la défense des gorilles. En 1986, Michael Apted porte à l'écran son autobiographie Gorilles dans la brume, avec Sigourney Weaver dans le rôle de cette femme au destin extraordinaire."

D’après l’encyclopédie de Yahoo!

"Partie pour six mois, Dian Fossey restera dix-neuf ans dans la jungle, jusqu’à son assassinat, jamais élucidé, le 26 décembre 1985. Elle mit tout en œuvre pour défendre les gorilles, auxquels elle voua une passion illimitée. Adapté de son récit Treize ans chez les gorilles, le film est une ode à la nature et aux animaux en même temps qu’une dénonciation de la cruauté humaine. Mieux encore que l’excellente Sigourney Weaver, les gorilles tiennent leurs rôles en véritables professionnels."

D’après http://www.arte.tv


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La vraie et la fausse Dian Fossey s’entremêlent comme deux lianes sœurs dans la jungle inextricable de l’Afrique équatoriale des Grands Lacs. L’une est actrice de la vie des autres, l’autre est actrice de sa propre vie. Toutes deux ont le mérite de nous ouvrir les yeux, l’une sur la préservation de la nature et des gorilles de montagne en particulier, et l’autre sur la préservation des vies humaines et humanistes telles que celle de cette scientifique assassinée dans l’exercice de ses fonctions. A qui la faute de ce meurtre humain, de ces meurtres animaux ? Aux braconniers ? Non, ils n’étaient que des chasseurs indigènes qui perpétuaient leurs traditions séculaires de survivance. Ils ne tuaient que pour vivre ou survivre. Il est vrai qu’ils tuaient plus que naguère… Mais à qui la faute ? Aux commanditaires alors ? Ces pauvres chasseurs ne tuaient que si ces commanditaires blancs les incitaient à le faire. Qui étaient ces commanditaires ? Des amateurs de safaris sanglants incapables de pister un animal sauvage, des professionnels de trophées empaillés et mortuaires, des propriétaires de zoo réclamant des animaux authentiquement sauvages. Qui les poussaient à créer ainsi cette blessure sanguinolente dans l’Afrique profonde si ce n’est la société blanche et bien pensante : les amis admirant medium_King_Kong.jpgles photos et les trophées, les nombreux visiteurs de zoo, les spectateurs des cirques. Et puis le gorille n’avait-il pas cette image terrible de roi brutal et sanguinaire que les foules aimaient tant croire au travers du magnifique King Kong d’Ernest B. Schoedsack et Merian C. Cooper de 1933 ou de ces singes, maîtres de l’homme devenu esclave, de la grandiose Planète des Singes de Pierre Boulle de 1963. Qui a peur du grand méchant singe ? Les créationnistes, les anti-darwiniens ? Mais me direz-vous, il n’y plus de safaris, ou en tout cas il ne subsiste que des safaris-photos, il n’a plus de champions de trophées animaliers, il y a des parcs protégés. Il y a malheureusement encore des braconniers, des safaris officieux, des zoos qui se vantent de préserver des espèces en enfermant et en aliénant les derniers rescapés de leur race, des cirques de freaks animaliers, des guerres qui tuent des hommes mais aussi des animaux (Rwanda pour les gorilles, Vietnam pour les tigres totalement disparus de ce pays à cause du napalm américain par exemple), les pollutions industrielles, chimiques, nucléaires, ménagères... Des comportements humains négligeants à l’échelle de six milliards d’hommes ont des conséquences catastrophiques sur la faune et la flore planétaires. Et nous sommes tous responsables. Il n’est point besoin d’aller en Amazonie et de constater sa déforestation pour évoquer les disparitions journalières de nombreuses espèces d’insectes, de reptiles, de poissons, de mammifères, il suffit de savoir qu’un seul sachet plastique d’un de nos bons vieux supermarchés, arrivé à terme dans la mer, peut asphyxier une tortue marine l’ayant pris pour une délectable méduse. Que faire alors ? Cela semble simple : attendre que l’homme s’autodétruise (il y aura des dégâts collatéraux pour les autres animaux, c’est sûr !) afin que les espèces survivantes puissent enfin respirer le bon air vicié en dioxyde de carbone. Ah, je comprends pourquoi ce bon vieux Dany le Rouge s’est recyclé en Dany le Vert !
L’avenir des gorilles reste encore dans la brume…

Doriane Purple


"Après la destruction de leurs milieux, l'utilisation ou la destruction des espèces est la deuxième menace qui pèse sur les plantes et les animaux sauvages. Que ce soit parce qu'ils entrent en compétition avec les activités humaines comme l'ours ou le loup ou au contraire parce que leur intérêt commercial peut entraîner leur surexploitation comme le rhinocéros ou le tigre, beaucoup d'espèces sont menacées de disparition. Bien que nos efforts relatifs aux espaces naturels soient destinés à protéger près de 85% de la diversité biologique sur terre, certaines espèces d'animaux ou de plantes méritent une attention toute particulière. La protection de grandes portions de leur habitat ne peut suffire à garantir leur sauvegarde car elles sont exposées à des menaces plus directes. "

D’après http://www.wwf.fr/

 

Commentaires

Coucou,

L'autre jour sur France culture, j'entendais le génial Jeremy Narby - http://www.humains-associes.org/No8/HA.No8.Narby.html - dire que les gènes étaient une tarte à la crème post-darwinienne.

Selon lui, 50 % du patrimoine génétique, c'est ce que partagnent l'homme et ... la banane.

(J'adore.)

Écrit par : Lionel | 07/09/2006

N'empêche, l'homme descend du singe et le singe descend ... de l'arbre.

Amitiés simiesques.

Écrit par : Doriane Purple | 07/09/2006

Pourtant, nous dit l'écrivain Antoine Blondin, "l'homme descend du songe" : http://www.interscoop.com/cata/blond.html

Bises,

Écrit par : Lionel | 07/09/2006

Je réserve ma réponse tardive et verbeuse dans un tout prochain article.

Écrit par : Doriane Purple | 12/09/2006

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