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07/03/2008

Les dessous... sociaux de la féminité...

"Du corset au soutien-gorge en passant par la brassière, les innovations ont remodelé le sous-vêtement féminin. Ce récit, ponctué d'interventions d'historiens de la mode et de médecins, aborde ainsi l'évolution du statut des femmes dans la société.

'Maintien-gorge', 'brassière', 'corset', 'bustier ', ' soutien-gorge'... L'évolution de la lingerie féminine n'a pas été seulement dictée par les courants de la mode, elle a aussi suivi de près les aléas de l'Histoire. Et pour celle plus particulière du soutien-gorge, elle a surtout été conditionnée par l'évolution du statut des femmes dans la société. Qui se douterait que derrière ces petits morceaux de tissu se cachent autant de passions secrètes, de petites histoires qui rejoignent souvent la grande, d'inventions technologiques méconnues et de personnages aux destins singuliers qui à leur manière ont fait avancer la cause des femmes ?

Entretien avec Bernard George, réalisateur

Pourquoi avoir choisi de réaliser ce documentaire ?
Bernard George :
C'est passionnant de raconter ce qui a bouleversé la vie des femmes à travers le prisme de leurs dessous, et plus particulièrement de leurs soutiens-gorge ! On est à la fois dans une promenade sociologique et ludique. On traverse l'histoire en regardant l'image et la place de la femme dans la société.
Ainsi, au Moyen Age, la femme est corsetée. C'est le cas jusqu'au siècle des Lumières où l'on se rend compte que le corset n'est pas bon pour la santé et provoque des maladies.
Avec la Révolution, la place de la femme change, elle s'affirme : la mode évolue, les dessous aussi.
Puis, sous le Consulat, il y a une réaction. La femme doit rentrer à la maison, le corset revient.

Les changements historiques influencent donc les dessous ?
B. G. :
Evidemment ! Si le corset disparaît pendant la Grande Guerre, c’est parce que les femmes vont travailler à l'usine à la place des hommes. Et comme le corset est trop contraignant, il faut l'enlever. Au début des années 20, ces femmes, émancipées pendant la guerre, veulent que ça se voie : elles coupent leurs cheveux, elles fument… Elles deviennent des "femmes tubes", n’ont plus de dessous et aplatissent leurs seins. Les circonstances historiques ont donc modifié l’objet.

 

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Vous semblez vous intéresser particulièrement au XIXe siècle. Pourquoi ?
B. G. :
Pour l'iconographie tout d'abord. Ensuite, on ne se rend pas assez compte à quel point la mode fut contraignante pour la femme. Le corset est même un véritable objet de torture. La période est aussi révolutionnaire : avec les suffragettes, un grand mouvement féministe se met en place. L'après-Seconde Guerre mondiale est très drôle, avec les seins en obus, les pin-up… L'image véhiculée est celle de la femme-objet.

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Aujourd'hui, l'offre est protéiforme. Le soutien-gorge devient un objet de bien-être. Enfin, on se pose la question médicale, de savoir si le soutien-gorge est un bienfait pour la femme."

 

D'après France5 

Vendredi 8 mars: journée (unique) de la femme... Les femmes n'ont pas fini leur lutte contre la ségrégation des hommes...

Qu'elle soit considérée comme une Eve ou une Pandore, la femme reste pour l'homme naïf une bien étrange et dangereuse créature...

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Doriane Purple 

14:07 Publié dans TV | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tv, télévision, femmes

08/09/2007

L'effet beauf...

 

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Le temps ne fait rien à l'affaire...

"Quand ils sont tout neufs
Qu'ils sortent de l'œuf
Du cocon
Tous les jeunes blancs-becs
Prennent les vieux mecs
Pour des cons
Quand ils sont d'venus
Des têtes chenues
Des grisons
Tous les vieux fourneaux
Prennent les jeunots
Pour des cons
Moi, qui balance entre deux âges
J'leur adresse à tous un message

Le temps ne fait rien à l'affaire
Quand on est con, on est con
Qu'on ait vingt ans, qu'on soit grand-père
Quand on est con, on est con
Entre vous, plus de controverses
Cons caducs ou cons débutants
Petits cons d'la dernière averse
Vieux cons des neiges d'antan

Vous, les cons naissants
Les cons innocents
Les jeun's cons
Qui n'le niez pas
Prenez les papas
Pour des cons
Vous, les cons âgés
Les cons usagés
Les vieux cons
Qui, confessez-le
Prenez les p'tits bleus
Pour des cons
Méditez l'impartial message
D'un type qui balance entre deux âges

Le temps ne fait rien à l'affaire
Quand on est con, on est con
Qu'on ait vingt ans, qu'on soit grand-père
Quand on est con, on est con
Entre vous, plus de controverses
Cons caducs ou cons débutants
Petits cons d'la dernière averse
Vieux cons des neiges d'antan "

 

Georges Brassens

 

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12:15 Publié dans TV | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tv, télévision

16/08/2007

sanctus rex

Episode 3 (enfin le V) : L’Empereur… non, le King contre-attaque...

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33 ans depuis quelques jours…
33 ans, âge christique de la résurrection mortuaire, de la crucifixion noire, inepte et hallucinée au milieu des fleurs de pavot, au milieu des fleurs du mal, ridicule en pantalons purpurins…

Un souffle rauque s’égare dans la pluie nocturne. Tout n’est que faiblesse dans l’humidité moirée de ce ciel noir. Un œil à force d’être mouillé par les larmes du souvenir s’inonde dans l’eau trompeuse de la jeunesse. Un cœur exsangue à force d’avoir saigné s’ouvre sur la chaussée anonyme. Un corps en perdition à force d’attendre s’atrophie dans les ruelles sombres de la ville. La mémoire est la pire des ennemis. Elle assaillit l’âme avec la même assiduité qu’un aigle prométhéen. Aussi il ne reste que l’alcool pour attaquer le foie et le cerveau, siège de la douleur fébrile des sentiments inavoués du passé. Tous ses souvenirs amers se perdront comme les larmes d’alcool dans la pluie.

1992/1993… Flammes... Obscurité... Lyon qui m’éprend... Une soirée... Une boîte... Des étudiants... Agitation chaotique de corps livrés à l'hystérie de la fête et de la danse spontanée. Flot de chaleur. Sueur. Premier pogo. Pogo gigantesque sur le rythme oppressant de Territorial Pissings de Nirvana. Coma éthylique d'une fille... Hystérie de sa copine... Claques sur la joue pour la réanimer. Evacuation musclée et rapide... Et moi puant l'alcool et le tabac porté par le bruit et la fièvre de la foule étudiante... Autre lieu, autre temps... ou si peu différent... Ma minuscule chambre d'interne. Nuits blanches. Nirvana en boucle en continu jusqu’à l’abrutissement total, jusqu’à la prise de conscience totale de l’absurdité de ma pénible condition. Smells Like Teen Spirit, In Bloom, Came as You Are, Breed, Lithium, Polly, Territorial Pissings, Drain You, Lounge Act, Stay Away, On a Plain, Something in the Way à fond sur le disqueman d’un copain jusqu’à l’oubli de la détresse, de la fatigue, de la nuit, de l’aube, de la Sup., des maths, de la physique, des DM, des colles, des secondes, des minutes, des heures, des jours, des semaines, des millénaires d’ennui, de ma jeunesse, de ma mort prochaine...
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Kurt Cobain crachant mon propre désespoir dans mes oreilles ensanglantées, Chris Novoselik sautant convulsivement sur les murs de ma chambre, Dave Grohl, explosant ses dents de Brel du rock sur sa batterie. Le grunge ne peut se déguster qu’avec une énorme goutte d’alcool et de désespérance cynique dans la gorge. Il ne fait effet que lorsque vos tripes forment une sinusoïdale syncopée entre liquéfaction et solidification, que lorsque votre sang bouillonnant est prêt à exploser vos artères, que lorsque votre cerveau reptilien tape à grands coups de pied sur votre cerveau humain écrasé, que lorsque l’environnement prend une teinte tragiquement comique et littéralement ridicule.
 
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C’est l’instant où le temps suspend son vol, où rien n’est impossible, où rien n’est plus stupéfiant, où les dents se projettent en avant dans un rictus rageur, où les corps perdent leur poids et s’échappent de la fatale gravité, où le parfum de l’air pue le soufre, où la rébellion s’agite dans vos petites mains boudinées et embourgeoisées, où vos vêtements se parent de camphre et de stupre, où nage entre deux eaux un revolver morbide, où les cheveux longs et gras s’agitent fébrilement dans l’air vaporeux, où les corps écorchés s’entre-déchirent, où le temps n’a plus de prise sur la réflexion métaphysique, où seule la pataphysique est de mise et le réel banni.
 
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Equations obscures à jamais finies...
 
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Sommeil à jamais trouvé... Oubli...
 
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Course aveugle, frénétique et effreinée vers l’avant inexorable tout en jetant un œil maladif et craintif vers l’arrière incertain…
Voici l’histoire de la télé-réalité, et surtout du rock, de la musique, de l’art, des sciences de l’industrie humaine en général…

16 août 2007 : double anniversaire en perspective : celui insouciant de ma fille, qui a maintenant trois ans et celui posthume et forcément purement morbide de la mort d’Elvis en 1977, année de mes propres trois ans innocents…

Voilà la pierre anguleuse de l’histoire du rock qui se cache sous cette pierre tombale. Mais, nous ne sommes que d’infâmes pilleurs de tombes, des outlaws détrousseurs de diligences mortuaires, de pauvres vivants dévorant goulûment les zombies plus morts que vivants, nous appropriant sous nos faux airs de faussaire et sous nos faux airs de fossoyeur, les bribes de talents de nos aïeux méritants; nous ne pouvons le nier. Croire que le seul néant est créateur est purement illusoire ! Prométhée, notre père fondateur, ne nous a-t-il pas créés, nous les Hommes, à partir de l’argile originelle et du feu olympien ? (Mais allez faire la même prouesse avec de la pâte à modeler et une misérable allumette ! Il n’y a que les yeux enfantins pour forger de tels ballets vivants !)

Pour les uns, trop infatués par leur propre misère intellectuelle, il ne restera d’eux qu’une course sporadique dans la nuit trop brève de leur propre oubli calamiteux, fauchés par leur conformisme insipide. Pour d’autres, élus par leur seul talent Doré, on découvrira chez eux une précipitation insatiable et salutaire vers la lumière, d’abord diaphane puis aveuglante de leur gloire enflammée.
 
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D’un Elvis, revival, estampillé Saint des Saints du Rock’n Roll, ayant lui-même pillé la musique afro-américaine, à une Charleen Spiteri , lui rendant hommage, après avoir fondé son groupe sur le souvenir vivace d’un Paris-Texas de Wim Wenders poignant et féerique ( Southside, mon premier album véritable et mes premières écoutes d’un rock épuré et très slide en boucle sur mon antique walkman alors tout neuf !),
 
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en passant par un remix très dansant de "A Little Less Conversation", jusqu’à un déhanché d’un George Michael, repris avec plus ou moins de liberté par un Robbie Williams juvénile, sensiblement ridicule, et par le groupe fusion sans foi ni loi Limp Biskit, sautant avec une ferveur jubilatoire sur une bombe d’une mission impossible, les influences, les hommages, les parodies, les plagiats sont multiples, riches et divers.

1977-2007 : trentenaire cynique de mes trente-trois ans d'Antéchrist.
 
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Pas de revival pour moi, si ce n’est au travers de la musique, comme toujours… Résurrection faussement déifiée de mes 33 ans et deux jours. Honte, honte , honte à moi pour ces affres diffamatoires, pour ces vérités faussement véritables.  Qu’y-a- t-il de commun entre une James Bond’s girl aux yeux d’or voguant avec excès dans les déserts ouatés et sirupeux d’Inxs et le souvenir cynique du début du disco sinon la fébrilité adolescente d’une timidité extrême et la sensation de n’être personne à défaut d’être quelqu’un ?
 
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Pourtant la reprise de chansons à succès est génératrice de dollars habilement, voire facilement gagnés.
 
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Mais d’autres aiment, voire adorent la difficulté, la contre-culture étant l’alternative génératrice de troubles métaphysiques. Voyez Gainsbourg reprenant à bras le corps La Marseillaise, dénotant uniquement sur la contradiction entre le registre de chant guerrier et le ton pacifiste de rythme reggae.
 
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Voilà de même ce jeune martien aux accents rockailleux qui entame, après une première perdition , une seconde (due) mouture douée d’une Lolita Kubrickienne , aux accents de jeunes grunges en fleurs.
 
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Jubilatoire,, improbable, hors du temps, inaltérable, orgueilleux, inqualifiable, inclassifiable, imprévisible…. Peut-être peu porteur en matière marketing ! It’s no good ! No good ! No fun ! No fun ! Mais on s’en fout, l’honneur est sauf ! Et mieux, il s’en fout (ou si peu !) et le jeune grungy classieux ne trahit pas ses convictions et son sens artistique…. qui feront paradoxalement et certainement son inévitable succès ! Il n’y a pas de secret : Le naturel sourit aux audacieux et chassez la fortune, elle revient au galop, n’en déplaise à Virgile et à Destouches !
 
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L’esquisse se révèle un vrai tableau de maître, malgré la censure diluvienne et anamorphosée d’une bien peu libertine de droit. Bien léché, voire pourléché, l’opus nouveau s’apparente peu à un opus dei sectaire, mais plutôt à une ouverture intronisant vers le divin via le prochain album intergalactique de ce nouvel extra extraterrestre.
 
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A écouter en stéréo sur internet en ouvrant deux fois le site de ce Buster Keaton ironiquement caméraman, au ukulélé couvert de signes cabalistiques et psychédéliques (du cheval nocturne chevauchant cavalièrement le cheval solaire d'Hélios, en passant par une  Fiat 126 volante, jusqu’à une tête énigmatique au port faussement altier et aristocratique, guillotinée par erreur à l’aube de la vingtaine) , c’est encore plus bruital !
 
 
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En attendant l’apparition de sa navette spatiale électrique dans l’obscurité  déjantée du crépuscule grandissant
 d’un vendredi soir improbable, le roi extraterrestre au sceptre micro, le space cow boy aux revolvers intergalactiques et aux cœurs en plastique devra donc :

- subir les pressions envahissantes des fans féminines aux cris stridents, comme le King avant lui, tout en gardant sa cravate impeccablement nouée :
 
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« Rape me
Rape me my friend,
Rape me,
Rape me again.
I'm not the only one
Hate me,
Do it, and do it again. »

- modérer ses goûts immodérés pour les vêtements couleur rouille à la Vinnie Dombrowski (Cf. dernier Gala : c’est pas moi qui l’achète, c’est ma belle-maman, même si je le feuillette aussi de temps en temps ! Ch'ais très bien que les informations sont parcellaires, voire fausses pour certaines photos d'enfants blonds!)
 
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- étoffer sa collection revival eighties de badges
 
- se glisser tel un iguane dans la peau trouée d’une célébrité (non, pas celle d’Eve Angeli !)

- déménager chaotiquement le vieux Rock’n Roll poussiéreux

- se méfier des requins carnassiers qui pullulent dans les eaux chaudes du show-business (It’s a risky business !)
 
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En attendant de me soûler amèrement à la bière à sa santé ainsi qu’à celle de ses deux groupes, afin de mieux entrer dans leur freakish 4e dimension   aliénante, j’attendrai patiemment en pogotant dans les rangs alanguis de son public imberbe de Nouvelle Star.
 
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Dig up Elvis, Kurt Cobain, Jim Morrison, Jimi Hendrix et tous les rockers morts trop tôt, overdosés, défoncés… par un arbre mobile, noyés dans leur vomi insipide,  afin de mieux rentrer dans la légende du Rock’n Roll…
 
 
All star !

« J'ai toujours défendu l'idée qu'il n'y a pas de devoir de culture et que la littérature est d'abord un plaisir. Un plaisir très haut et qui exige souvent des efforts. Mais enfin, un plaisir. »

Jean d’Ormesson

J’en dirais tout autant de la musique…

Longue vie au roi !

"Au 31 du mois d'août"
 
"Au 31 du mois d'août,
Nous vîmes venir sous l'vent à nous,
Une frégate d'Angleterre,
Qui fendant la mer et les flots,
C'était pour attaquer Bordeaux.

REFRAIN:
Buvons un coup, buvons en deux
A la santé des amoureux
A la santé du roi de France
Et merde pour la reine d'Angleterre
Qui nous a déclaré la guerre.

Le capitaine au même instant,
Fit appeler son Lieutenant,
Lieutenant te sens-tu capable,
Dis-moi te sens-tu assez fort,
Pour l'aller crocher à son bord ?

Le Lieutenant fier et hardi,
Lui répondit : Capitaine, oui,
Faites monter tout l'équipage
Hardis gabiers, gars matelots,
Faites monter tout l'monde en haut.

Vire lof, pour lof en arrivant,
Nous l'abordâmes par son avant,
A coups de hache, à coups de sabre,
De pique, de couteau, de mousqueton,
Nous l'avons mis à la raison.

Que dira-t-on de lui tantôt
A Brest, à Londres et à Bordeaux
De s'être ainsi laissé surprendre
Par un corsaire de dix canons,
Lui qu'en avait trente et six bons"
 
 
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Doriane Purple

 

21:35 Publié dans Rock | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique, tv, télévision, rock

07/06/2007

With or without you?

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25/06/2006

Marilyn Manson: intellectuel sulfureux ou génial ambitieux?



medium_MM.jpg"Marilyn Manson, de son vrai nom Brian Warner, est né le 5 janvier 1969 à Canton dans l’Ohio aux États Unis.
Né de parents catholiques et croyants, il reçoit une éducation religieuse et suit une partie de sa scolarité dans une école privée catholique à Canton. De cette période, il gardera une profonde haine du christianisme et de la morale chrétienne.

Fraîchement diplômé d’une école de photojournalisme, il rencontre en Floride, Scott Mitchell, guitariste velléitaire et fonde en sa compagnie un groupe de musique. Tous deux troquent leurs patronymes contre des noms de scène inspirés des « icônes » de la presse à scandale, agrégeant en une même entité contradictoire des figures auréolées par le star-system avec d’autres, non moins célèbres, stigmatisant la folie criminelle. Marilyn Manson, hybride de Marilyn Monroe et Charles Manson, et, en somme, un résumé lapidaire d'une certaine Amérique mais aussi un avant goût programmatique de la carrière de Marilyn Manson.
Après une brève période sous l’appellation Marilyn Manson and the Spooky, et de nombreuses permutations de ses membres, le groupe retrouve son appellation d’origine et sort en 1994, un premier album «Portrait of an American Family». Manson y fustige la culture américaine et la religion : «Nous sommes tous un symptôme de notre Amérique chrétienne, le plus grand Satan de tous les temps». Cette même année, Marilyn Manson est ordonné prêtre de l’Eglise de Satan par son fondateur, Dr Anton Szandor Lavey.
La provocation devient dès lors le mode de communication principal du groupe, multipliant en concert, les actes destinés à choquer la morale des « bien pensants» comme déchirer la bible, se frotter les fesses avec le drapeau des États Unis avant de le brûler, ou encore se masturber sur la tête d’un vigile.
Le personnage de Marilyn Manson s’affirme superposant les références pop (notamment au groupe Kiss ou à David Bowie : look androgyne, oeil faussement vairon, bisexualité revendiquée, manière de se mettre en scène dans ses clips…), à celles christiques ou fantastiques. Il en va de même pour le style musical, baptisé Glam Goth, sorte de digest de rock métal, gothique, et Glam Rock.
C’est avec son troisième album « Antichrist Superstar » sorti en 1999 que le groupe se hisse au hit parade des meilleures ventes avec des millions d’albums vendus dans le monde entier. Marylin Manson s’autoproclame «Antichrist », en référence directe à « l’Anthéchrist » de Nietzshe.
La même année, deux élèves du collège de Littleton (Columbine) pénètrent dans l’enceinte de l’école armés de fusils automatiques et tuent 13 de leurs camarades. L’enquête révèlera, entre autres, deux adolescents, fans de rock métal et de Manson en particulier. La presse mais aussi les associations familiales et religieuses se déchaînent contre Marilyn Manson. Il répondra : “ Beaucoup de gens oublient ou n’ont jamais réalisé que je suis issu d’une critique de cette impasse dans laquelle on allie désespoir et hypocrisie. Le nom de Marilyn Manson n’a jamais fait que célébrer cette triste réalité américaine où ce sont les meurtriers qui tiennent le haut de l’affiche, l’Amérique met un psychopathe en couverture de Time Magazine comme elle le ferait avec n’importe quelle star de cinéma. De Jesse James à Charles Manson, les médias, depuis leurs origines, ont toujours transformé les criminels en héros nationaux(…) Nous applaudissons quand sort des usines une bombe qui peut détruire toute l’humanité et nous avons grandi en regardant la cervelle de notre président gicler sur tout le Texas. Les temps ne sont pas devenus plus violents, ils sont justes devenus plus télévisés. ” Rolling Stone, 28 mai 1999
Invité par Michael Moore à s’exprimer dans son film «Bowling for Columbine» et à la question : «Qu’auriez-vous à dire à ces deux adolescents ?», Marilyn Manson répondra : « Rien. Je les écouterais, ce que personne n’a fait. »
Adulé ou haï, ange ou démon, Marilyn ou Manson, Marylin Manson a réussi à devenir lui-même une icône, se servant de ce qu’il dénonce pour accéder au statut de superstar. «Nous sommes la merde de l’Amérique.» annonçait-il…"

D'après http://www.arte-tv.com/

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L'iconoclaste est devenu icone ! Certains s'en sont brûlés les doigts, par exemple Kurt Cobain. Mais Marilyn Manson n'a pas du tout la même fragilité ... voire la même pureté ?

Doriane Purple