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16/04/2008

Requins du regain...

medium_27.jpgJe ne suis qu’un fétu de paille sur l’immense océan de la vie. Ballotté, secoué, projeté, chaviré, submergé, noyé, je m’engloutis dans la vague déferlante. Mes yeux s’ouvrent désespérément vers la surface blanchâtre et écumante. Tourbillonnant, tournoyant, chahuté par les éléments en furie, je perds la notion de haut et de bas, de verticalité, de gravité, de légèreté et je m’enfonce peu à peu dans un dédale d’eau oppressante. Mes poumons sont en feu et manquent d’exploser. Puis, soudainement, ma tête émerge enfin des flots tumultueux et une lame salée d’oxygène me transperce les poumons. Mais déjà ma vision se brouille. Une autre muraille titanesque d’eau vibrante me fait face et coupe mon accalmie salutaire. Je dois de nouveau affronter l’océan de mes menus problèmes qui s’amoncellent dans cette lame de fond écumante, dans ce tsunami ondoyant. Cette fois-ci, pas de politique de l’autruche en exécutant la technique du canard : je me retourne. Une fraîcheur fiévreuse surnage sur medium_18.3.jpgmon front. J’agrippe mon surf, je pagaie à toute main et je chasse à toute jambe. Je nage comme un forcené. Déjà la proue de la lame aqueuse me lèche les pieds. Une force phénoménale me soulève à une vitesse insensée. Je pagaie toujours de toutes mes forces, de toute ma déraison. Je me retourne. L’aileron du grand requin bleu me talonne. Je mets un genou sur le surf prêt à cet adoubement extraordinaire. Je me lève d’un trait alors que le sommet de cet Everest ondin me rejoint. Je lance un regard illusoire sur le vide qui me précède et je me lance sur les flancs de ce requin vorace qui martèle mon cerveau et qui est en passe de devenir bientôt un grand requin blanc d’écume, cruellement vorace. Le vent de la vitesse me fouette le visage de ces épines atrocement salées. Le goût des embruns est un doux parfum sur ma peau à présent faussement desséchée. Je me précipite vers un abîme doucement bleuté. Je tombe dans un gouffre qui n’en finit pas. Je glisse dans un doux précipice. L’adrénaline et l’endorphine medium_689.jpgdansent la gigue, la samba et le tango dans mon cerveau, tambourinent dans mes artères. L’extase est là, je la vois me transcender et auréoler mon corps. Je ne fais plus qu’un avec la Nature. Mais bientôt les mâchoires titanesques se referment impitoyablement, voici jaws, j’ose à peine le croire et je me précipite vers un précipice orageux, je m’abîme dans un abîme d’écumes fulminantes, je glisse dans la glossolalie la plus épaisse, je tombe dans ma propre tombe provisoire blanchâtre. Oubli aquatique… Derrière moi, déjà pourtant, une nouvelle série de vagues se profile dans le proche horizon et se glisse à toute vitesse vers moi. Tout est à recommencer ! Et cependant quel bonheur de tout recommencer ! La vie est une perpétuelle errance de naufragé. Accroché à notre frêle esquif, certains de nous atteindront au fil des courants et des jours de calme plat trompeur et de mer d’huile infinie, leur île oasis, d'autres l'entr'apercevrons puis la perdrons à jamais. Serais-je moi-même un perpétuel Ulysse en quête de mon Ithaque lointaine, serais-je toujours un chevalier vagabond en quête du Saint-Graal ? Mon âme se dissout dans le flot brumeux des souvenirs...

 

 

Doriane Purple 

19/10/2006

La solitudine


 
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Mes souvenirs s’étalent comme un terne patchwork effiloché. Nek puis Laura Pausini sur les oreilles du souvenir. Frissons frémissants d'une voix italienne, frémissements frissonnants d'une colonne vertébrale à son écoute. Pourquoi ne suis-je pas né complètement italien plutôt qu'un quart ? Pourquoi ne suis-je pas né dans les rues chaudes d'une Naples méditerranéenne ? Pourquoi n'ai-je pas passé mon enfance dans les allées d'une Florence artistique ? Pourquoi n'ai-je pas passé mon adolescence à courtiser sur les places d'une Rome éternelle ? La vie est une succession de questions sans réponse. Train de vie. Je me souviens. Bruits étouffés de voix et de gestes. Le soleil d’un après-midi de fin d'été brille au travers des collines toscanes de Gianna Nannini. Les cyprès, gardiens en faction, protègent les champs humains du vent brigand. Maisons du Sud, maisons du soleil, riantes sur le passage du train. Voix du passé qui s'entrechoquent dans le wagon. Un son frais, venu de l'enfance m'entoure et m'enivre de son parfum. De jeunes Italiens, la vingtaine à peine. J'ai envie de rire, de chanter, de courir, de sauter. J'ai envie de leur énergie vive et communicative. J'ai envie de sentir dans mon cerveau et mon sang leur fraîcheur et leur jeunesse. Jeunesse italienne. Jeunesse pleine et belle de mes vertes années. Jeunesse courant dans les prés d’herbe fraîchement coupée des flancs montagneux des Alpes vaudoises, L’Italiano de Toto Cutugno plein les oreilles, le vent tout derrière et l’avenir tout devant.
 
 
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Poussière des traverses de montagnes, papillons estivaux, grillons insouciants, vers luisants baignant de leur lumière nocturne les rêves d’enfance, soleil enjôleur et cajoleur, mélèzes protecteurs, nature sauvage et joyeuse. Villages saisis dans l’immobilité du temps, places italiennes si vivantes, Fiat 126 et Fiat 500 aux allures de grands jouets rigolos, Vespa pétéradantes et Ape débordant de foin, de bois et de gens. Maoro, Paolo, Claudio, Andrea, les amis d’enfance... Tout cela s’est envolé comme un rêve qui s’évanouit au petit matin alors que l’on reprend le cours de la grise réalité. Nous nous sommes revus adultes… Ils ne parlaient plus mon français, je ne parlais plus leur italien… Nous n’avions plus la même langue, celle de l’enfance… Le vide de l’âge nous avait séparé… Le reste de mes joies passées sur ces terres inestimables s’estompent peu à peu ; seule la nostalgie et la pleine souffrance de ne jamais retrouver ces joies d’enfant persistent alors que s’étalent devant moi les photos d’un autre temps.
 
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Les jeunes italiens sont toujours là. Tel un vampire sorti des abîmes insondables du souvenir, je les convoite, je les jalouse, je m'immisce dans leurs discours disparates et vivants, et je m'approprie leur énergie vitale. Italie, temple de l'insouciance, des vacances et de la jeunesse. Chaque particule échappée de leur être, un souffle, une phrase, une exclamation, un regard, un geste, s'intègrent à moi comme cent drogues différentes, montent à mon cerveau surchargé et triste, et transpercent les brumes de mon esprit. La vie coule de nouveau dans mes veines, une illusion de jeunesse aussi. Je suis jeune, c'est en tout cas ce que je crois voir dans la vitre du train. On ne peut reconstruire son passé... Tel est le drame humain : se souvenir que l'on a vécu... La vita non è uno scherzo!
 
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   Ivresse des profondeurs du souvenir...
 
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Doriane Purple 

07/07/2006

Space Needle ou Flying Noodle ?

 

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Un musée du rock dans la ville grungy de Jimi Hendrix: good idea !

medium_building.2.jpgLe site en anglais: http://www.emplive.org/

Une présentation sommaire in french if you please: http://www.linternaute.com/voyage/etats-unis/seattle/muse...

 

 

medium_10.jpgDes fantômes du passé rock doivent errer comme des âmes en peine au travers des murs et des salles de ce musée, hurlant leur désespérance de mourir sur des riffs de guitares écorchées, attendant dans ce purgatoire intemporel leur accession au Nirvana...

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Nirvana_(groupe)#Liens_exter...

http://www.totalnirvana.net/php/main.php3?link=books.php3 

 

Des vues de Seattle: http://photosmtoo.free.fr/seattle/ 

 

http://www.linternaute.com/voyage/etats-unis/seattle/monu... ou http://www.flyingnoodle.com/ ?

A vous de dire...

 

13:35 Publié dans Rock | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rock, seattle, musique, grunge, voyage