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28/05/2007

L’homme à la barrette dorée

Episode 1 (enfin IV...): la guerre des nouvelles étoiles 
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Sensation de suavité fébrile, de culpabilité immense et fière. Contempler la Nouvelle Star sur M6 en dégustant un petit plateau repas salé-sucré avec une petite bière mousseuse, c’est comme de soutenir le regard d’une enfant vietnamienne brûlée et déchirée dans ses chairs et dans son sang par le napalm amer versé par le LSD qui brûle et déchire les entrailles d’un avion américain
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J’en vomirais certainement si je me ralliais à cette bannière d'infamie. J’en vomis donc car c’est le cas malheureusement. Alors, suis-je devenu malgré moi un bon petit soldat de l’audimat écervelé ? Ça y est, je me suis fait piéger like a virgin effarouchée, fan d'Indochine, comme une petite Lolita nabokovienne à ces aphorismes dadaïstes. Mon prétexte, ma défense, ma revendication, ma faiblesse à ce massacre musical cathodique peu catholique : un grungy perdu dans ce radio-crochet télévisuel trop lissé et policé de ce jeudi 24 mai, pas Andy, pas Etienne, encore moins Destiné, mais Goldy Julien.
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Perdu ? Pas tellement pour cet Extra-Terrestre qui ne demande pas à tout bout de chaNT de rentrer à sa maison. C’est un magnifique OVNI tombé dans le monde planifié et prépubère de M6, un Mars Attacks à lui tout seul : « Ne courez pas, je suis votre ami ! » répète-t-il, un micro à la main en guise de désintégrateur interstellaire.
 
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C’est un déjanté cradingue à qui on a enfilé le costume moutonnier de la planète pailletée du little silver screen, mais qui demeure un loup hurlant.
 
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Il reste l’inverse d’un brin de finesse dans ce monde de brutes. Faites du bruit ! Défoncez les portes ! Allumez le feu ! Brûlez tout !
 
A côté de ce phénomène doré, les autres candidats semblent de bien mièvres gravures enfantines bien vieillottes d'un Gustave Doré: belles mais dépassées…
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De ci, de là, des voix policées qui polissent Police ou qui serinent tels des sereins, se font entendre : du talent balbutiant certes, mais trop lissé, trop consensuel pour être sensuel. Pas du goldy birdy…
 
Mais que vois-je dans le miroir déformant du petit écran? Je suis devenu une ménagère de moins de 50 ans fusillée par Drucker, s’empiffrant avec délectation par les yeux et les oreilles, de nourritures industrielles insipides et sirupeuses, échouée dans l'hôtel des coeurs brisés. Je m’électrise pour un aboyeur tatoué, bien que magnanime, addict à Jean d’Ormesson (personnage très fin et cultivé mais qui reste le bras droit d’un Figaro jouant des opéras wagnériens).
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Le voltage est trop élevé: je disjoncte vraiment ! Le plomb transformé en or a fondu dans mon cerveau inondé de bières. Tant pis, tant que je disjoncte ! (par SMS : 0,5 euro / appel hors coût opérateur, of course !) Dig up Elvis ! Now ! Une voix grave d’ange démiurge hurle jusqu’aux cieux. Le grunge tracasse le prime. Interdit au moins de 13 ans (1994 of course !). Le grunge à barrette est né ! Après l’épingle à nourrice du punk, voilà la barrette du néo-grunge ! Au fait, ne serait-il pas plus judicieux d’enlever Disco du nom The Jean d’Ormesson Disco Suicide, et peut-être même aussi Jean d’Ormesson…
 
Je zappe enfin à bout de souffle. Voici IAM qui se fourvoie doublement dans l’émission de Cauet et sur TF1. Il faut que j’arrête les bonbons acidulés suisses ! Voilà sur France3, un autre Claude qui, comme d’habitude, sur un ton allègre et professoral, sort son jargon scientifique pour faire son intéressant, pour expliquer sa théorie sur le réchauffement de la Terre à cause des flatulences du mammouth (heureusement Joël de Rosnay tempère ses propos et surfe sur ses erreurs). Sur France2, ça va de mal en pis: on nous présente les états d’âme de bleus en kaki, nouvellement engagés dans l’Armée de Terre. Il faut qu’ils arrêtent l’alcool ! C’est bientôt le couvre-feu ! Il n'y a plus que d'étranges étrangers dans la nuit sinatrash. Et mince, j’aurais dû regarder Arte ! Ouf ! Il y a Tracks ! Un spécial Pologne ! Sortons la vodka et renouons avec nos origines slaves pour un after ! Adieu le côté obscur de la ménagère de moins de 50 ans !
 
Doriane Purple 

11:05 Publié dans TV | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : télévision, musique

23/05/2007

In Morrison we trust ?

 

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Marion Robert Morrison - alias John Wayne - aurait eu 100 ans le 26 mai 2007.

"Porte-drapeau de l'Amérique traditionnelle à l'écran, John Wayne militait pour les mêmes valeurs dans la vie. Mais cet homme, parfois rigide, savait aussi toucher le coeur de ses fans par sa vulnérabilité d'enfant mal-aimé.
ZDF © BBC
 
Honneur, courage, esprit d'entreprise, patriotisme, lutte contre le "Mal", toutes ces valeurs omniprésentes dans ses films se trouvaient aussi au coeur de sa vie. L'acteur a apporté ouvertement son soutien à des hommes politiques ultraconservateurs, de Barry Goldwater à Nixon et Reagan. À Hollywood même, il était un fervent militant anticommuniste et a présidé un temps la redoutable Movie picture alliance for the preservation of american ideals (en français, l'Alliance cinématographique pour la préservation des idéaux américains) dont le pouvoir de nuisance fut déterminant à l'époque du maccarthysme. Plus tard, il a participé aux campagnes de propagande en faveur de la guerre du Viêt-nam en intervenant dans les universités, face à des étudiants généralement hostiles à ce conflit. John Wayne visitait volontiers aussi les camps d'entraînement et les casernes de GI pour soutenir le moral des troupes. Donnant la parole aux fans comme aux détracteurs de John Wayne, ce documentaire, nourri d'archives et d'extraits de films, montre aussi que l'immense popularité de l'acteur ne s'explique pas uniquement par son adhésion sans réserves aux idéaux de l'Amérique conservatrice. Un autre versant de sa personnalité faisait écho aux doutes et aux peurs de nombre de ses admirateurs. Sous ses airs de dur, John Wayne cache un homme écorché vif, mal-aimé par sa mère, à laquelle il ne réussira jamais à prouver qu'il était un fils modèle. Il souffrira aussi de n'avoir jamais combattu les armes à la main pour défendre son pays."

D' après Arte, émission du 20 mai 2007

Cependant, John Wayne, symbole de l'Amérique pure et dure, fut une victime des dommages collatéraux engendrés par les essais nucléaires de l'armée américaine dans le désert du Névada durant les années 50. En effet, il mourut d'un cancer en 1979, comme la plupart des acteurs du film "Le conquérant", tourné en 1954 dans ces paysages morbides à juste titre, puisqu'exposés aux radiations nucléaires. Il est donc finalement et ironiquement mort pour sa patrie ...

 

Doriane Purple 

17:15 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film, cinéma, histoire

20/05/2007

Bâbâle...

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"Pour le peintre norvégien Edvard Munch, angoissé et torturé, l'art a servi d'exutoire. Une rétrospective de ses œuvres, à Bâle, témoigne de l'enfer d'un génie obsédé par l'humain.
On peut appréhender une œuvre au regard de l'histoire de l'art, mais aussi l'apprécier pour ce qu'elle exprime. Concernant les tableaux d'Edvard Munch (1863-1944) - prononcez «munk», comme en Norvège, son pays natal - la seconde approche semble la plus appropriée.

Bien sûr, comme le montre la rétrospective de la Fondation Beyeler, à Bâle, en Suisse, son style s'inscrit dans une époque, évoluant d'une veine impressionniste aux prémices de l'expressionnisme, empruntant d'abord à Pissarro, puis à Whistler ou Böcklin, à Van Gogh ou Gauguin. Cependant, ses tableaux, qui lui valurent d'être qualifié de «barbouilleur», saisissent, avant tout, par leur intensité psychologique. S'appuyant sur l'expérience vécue, ils parcourent tous les degrés de l'échelle du mal-être. S'ils reflètent la personnalité torturée de leur auteur, ils atteignent aussi à l'universalité. Car ils parlent de l'âme...

Le fameux Cri, sa toile la plus célèbre - dont le vol, en 2004, au musée d'Oslo, a défrayé la chronique, jusqu'à ce qu'on la retrouve en 2006 - n'est pas présenté. Mais les quelque 130 peintures, 85 dessins et gravures exposés mettent à nu l' «enfer intérieur» du peintre. Il faut dire que la vie ne l'a pas épargné. Elevé dans le puritanisme, Munch connaît très tôt le malheur. Sa mère meurt de tuberculose alors qu'il n'a que 5 ans; sa sœur aînée disparaît, pour les mêmes raisons, lorsqu'il en a 14. Et son père sombre dans la dépression.

Munch convaincra ce dernier, qui le voyait ingénieur, de le laisser suivre des études artistiques. Ce sera son exutoire. L'esprit de révolte gagne le jeune homme dans les années 1880, à l'époque où il fréquente la bohème d'Oslo, qui prône l'anarchie, l'athéisme et une sexualité libérée. Alors se manifeste, dans sa peinture, son obsession de l'humain, que confortera sans doute la lecture de Strindberg et d'Ibsen. Sa peinture révèle, en tout cas, ses angoisses et ses peurs, qui sont aussi les nôtres, de la vie, de l'amour, de la solitude ou de la mort. La reconnaissance viendra au début du XXe siècle. De grandes rétrospectives lui seront consacrées à Oslo et à Berlin, à la fin des années 1920. Peu de temps après, les nazis confisquent 80 de ses tableaux, conservés dans les musées et les collections particulières d'Allemagne. Ils les exposent à leur tour, les livrant à la vindicte des cimaises, sous le qualificatif d' «art dégénéré». Et pourtant ils nous régénèrent...

Edvard Munch, Fondation Beyeler, Bâle. Jusqu'au 15 juillet."

 
 
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Si mon emploi du temps de futur père bis me laisse quelques latitudes en ce début juillet, j'irai admirer le spleen pictural de Munch en laissant couler sur les trottoirs-parkings de Bâle mes larmes et tout l'argent de mes poches déchirées.
 
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Doriane Purple 
 

06:40 Publié dans Arts | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : peinture, art, spleen, suisse, musée

06/05/2007

Joli mois de mai ?

 Une victime cachée de Mai-68 ?

"Il faisait chaud, dimanche 29 avril à Bercy, et Nicolas Sarkozy transpirait beaucoup. LCI diffusait en direct les images du dernier grand meeting du candidat UMP. « Mai 1968 nous avait imposé le relativisme intellectuel et moral. Les héritiers de mai 1968 avaient imposé l'idée que tout se valait, qu'il n'y avait donc désormais aucune différence entre le bien et le mal, le vrai et le faux, le beau et le laid. Ils avaient cherché à faire croire qu'il ne pouvait exister aucune hiérarchie des valeurs. D'ailleurs, il n'y avait plus de valeurs, plus de hiérarchie. Il n'y avait plus rien du tout ! », disait-il. L'air est connu."

D'après l'article titré "Une victime cachée de Mai-68" de Dominique Dhombres, paru dans LE MONDE du 2 mai 2007

La chianlie gaulliste reviendrait-elle? Réponse ce soir à 20h00 pile... ou face...

 

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D'après le Canard Enchaîné du 2 mai 2007

Doriane Purple

 

 

16:00 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique