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26/05/2006

Est-ce bien raisonnable?

" Etre meilleur que moyen , voilà sa saine motivation - je trouve. "

ou encore :

" Ce qui m'a semblé intelligent chez Hanks, pour terminer, c'est son tranquille travail intense. Il monte en régime. Du talent ? Mouais. Une philosophie adaptée ? Certainement. Et puis réussir, c'est de l'or (c'est ce que l'on nomme efficacité). J'aime bien - pour aller plus loin - son idée d'efficience : réussir avec peu de ressources. Son 'comme il faut' fonctionne. "

dixit ce cher Duc de Toulouse.

Au vue de ces photos, non de paparazzi, mais prises en pleine faculté de ces moyens assez moyens,  pour une interview, est-ce bien raisonnable de tenir encore ce genre de propos ?

 

Doriane Purple

11:13 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

20/05/2006

Chute mortelle ?


Dans mon esprit embrumé, le vidéoscope sombre de mes souvenirs oniriques diffuse le conte du Blade Runner. Les murmures ouatés de la fable semblent être portés par la brise de la nuit diurne.


« J'ai vu tant de choses que vous humains ne pourriez pas croire... De grands navires en feux surgissant de l'épaule d'Orion. J'ai vu des rayons, des rayons C briller dans l'ombre de la porte de Thanahauser...
Tous ces moments se perdront dans le temps... comme les larmes dans la pluie...
Il est temps de mourir...
- Je ne sais pas pourquoi il m'a sauvé la vie. Peut-être qu'en ses derniers instants il a aimé la vie plus que jamais, pas seulement sa vie, celle des autres, la mienne...
Tout ce qu'il voulait, c'était les réponses que nous cherchons tous. D'où venons-nous ? Où allons-nous ? Combien de temps avons-nous à vivre ? Et tout ce que je pouvais faire, c'était le regarder mourir... »


La frontière entre la vie et la mort est frêle, fugitive comme un instant d’éternité, un souffle exhalé, le frôlement métallique d’un regard assassin, ou encore le rebord glissant d’une fenêtre contemplant le vide. Les témoins de la mort d’autrui ne s’incarnent le plus souvent qu’en acteurs passifs et entravés face à l’inéluctable reflet tout à la fois pâle et sombre de leur fin prochaine. Parfois, cependant, tandis qu’accroupi mollement au bord du gouffre, vous vous extasiez, dans un somnolent délire alcoolique, devant la brillance mystique du soleil des loups maraudant au milieu des moutons nébuleux, un bel ange gardien éthéré peut vous apparaître dans un cri prédestiné et vous retenir d’une main ferme et sonore dans le monde des vivants en sursis, alors même que, d’un battement d’ailes illusoires et ridicules, vous alliez vous élever vers la profonde noirceur percutante de la terre, poussé uniquement par votre insouciance orgueilleuse. La vie ne tient qu’au fil tendu des Parques, qu’au fil ténu des amours qui nous retiennent en ce bas monde, qu’au fil nostalgique de nos souvenirs du futur.

Doriane Purple


 

 

13/05/2006

Dark like me...

A Sulli le nouveau monstre gentil

Je suis parfois habité et possédé par un monstre immeuble et immonde, au pelage rude et noir, aux crocs acérés et luisants, aux froids yeux nyctalopes sinistrement crépusculaires, par un lycantrope ancestral à la faim insatiable. En plongeant son regard dans le mien, ma descendance, ne voit alors que le pâle reflet fébrile, flou et fluctuant de ma propre fin qui me déchire, me lacère, me transperce de ses doigts osseux et aimants : soleil noir qui, à chaque crépuscule, étend confusément ses rayons cancéreux et me gangrène diffusément toujours plus, me laissant transi dans la nuit sauvage, exsangue et oublieux de ma propre vie. Mais au creux de cette nuit des temps, l’enchanteur de Barjavel me souffle un bien étrange grand secret par delà ma tempête intérieure : nous ne sommes point immortels afin de préserver notre descendance, afin de lui ménager un peu de place ainsi qu’un peu de chaleur amoureuse dans ses souvenirs. Alors, quand s’élève l’aube aux doigts roses, m’agenouillant à côté d’un petit lit, je discerne distinctement dans le regard de ma fille au matin de sa vie, sa pleine énergie vitale et je me transforme aussitôt moi aussi en un humble monstre gentil, archange aux ailes déployées, protectrices.

 

http://www.plume-noire.com/cinema/critiques/thesaltonsea....

 

Doriane Purple

02:10 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

10/05/2006

Rock bis

Ecran sombre. Silence soudain et angoissant. Alternance d'ombres luminescentes et de sombres flashs. Les murs se flétrissent comme la peau agonisante d'un lépreux. Des gouttes noires de crasse et de désespoir suintent du plafond défoncé. Une lampe aux reflets rouges étend son aura fantomatique dans un coin de la pièce délabrée. Une bibliothèque au bois noir recelant quelques livres poussiéreux, ricane de toutes ses dents jaunies à la vue de ce spectacle affligeant et grotesque. Un masque à la fureur démoniaque semble suspendu dans l'air vicié par la puanteur et les fumerolles des encens. Les éclairs suscités par le courroux des éléments donnent vie au regard foudroyant du visage terreux. Un lit, étripé par la violence des cauchemars de la nuit, gît là, pantelant. Le sol est un tapis mouvant d'objets hétéroclites plus ou moins animés : vieux papiers froissés, assiettes fendues, clous rouillées, dents ébréchées, cafards grouillants, déjections immondes de rats... De noires bougies trônent sur un tabouret branlant. Au milieu de ce morbide chaos, souffle une musique aux accents névralgiques. Un être en transe s'agite frénétiquement dans une danse macabre. Bonds spasmodiques, bras incontrôlables battant l'air comme deux haches de guerre vivantes. Veste de cuir ouverte laissant transparaître un torse couvert de cicatrices et tatoué de symboles mystérieusement effrayants. Collier d'acier forgé, collier d'esclave sans maître. Bouts d'acier sacrificiel transperçant les chairs. Néo-punk technomaniaque à double crête : rouge, couleur du sang et violet, couleur de la folie. Yeux exorbités par l'effroi et par la jouissance extatique du mouvement et du bruit musical. Pieds ensanglantés par les chaudes échardes du plancher en décomposition. Douleur d'ivresse mentale, douleur violemment vive et vivante. Souffle, souffle court, souffle haletant. Breathe...Tourbillon, cyclone des points cardinaux. Visions hallucinatoires des portes de l'Au-delà. Bruit saccadé, omniprésent. Crépuscule des anges déchus. Solitudes emplies de démons sautillants. Chaos de trou noir. Chaos de la résurrection. Chaos de la renaissance et du souffle... Silence serein et soudain... Gravité des corps... Néant... Prodigy. Serait-ce un prodige ?

 

http://www.mcm.net/musique/player/23241/

 

Doriane Purple

 

12:20 Publié dans Rock | Lien permanent | Commentaires (2)