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28/10/2008

Résurrection...

 



Chris Cornell qui gratte lascivement, à mes tympans ensanglantés depuis si longtemps, cette fin d’année de ma libération provisoire et de ma peine perpétuelle….

Images sonores déchues d’un passé inaltérable dans un présent approximatif… Lumières feutrées et jaunies d’un soleil intérieur qui brûle mes chairs, mon coeur et mon âme pour ne laisser qu’un trou noir toujours plus vaste et fastueux...

Cependant, à force d’immobilisme et d’attente désabusée et faute de combustibles, le feu s’apaise peu à peu . Ce ne sont alors que cendres et poussières dans cette immense cathédrale vide que l’on appelle corps, éclairée de-ci, de-là de braises ténues. Voilà brusquement qu’un vent violent, mais bénéfique, embrase les contours pourrissants de l’édifice chancelant, repoussant les miasmes méphitiques vers un lointain incertain. Sur ses restes disloqués, il est alors temps de construire de nouveau un avenir solide.

Il en est ainsi de la résurrection, il ne peut en être qu’ainsi : une renaissance fragile dans la douleur de l’auto-enfantement , auréolée du crépuscule d’une vie qui s’achève, immolée sur l’autel d’une nouvelle destinée, d’un sacrifice qui engendre un miracle incertain ondoyant sous une peau nouvelle, une mue ophidienne au caractère tragique.

Tel est le destin du Christ athée que je puis être. Ecartèlement des sentiments contradictoires. Fin de ma jeunesse frivole et début de ma vieillesse débridée.

Trente-trois ans, âge de la résurrection non attendue, âge de l’absolution non convoitée. Comme un cataclysme profond de la Nature, comme une résolution de notre nature profonde, cette résurrection christique m’a été envoyée durant l’hiver de mes trente-trois ans. Choc émotionnel de mes dix-huit ans fourvoyés dans la roue inexorable du temps. J’ai changé, Elle aussi. Le temps a passé… Nous sommes seuls responsables de notre propre déchéance et de notre propre fin….

Je suis mort ! Je suis vivant ! Tant de jours, de semaines, de mois, d’années à attendre une illusion à jamais perdue… Une nouvelle vie s’offre  enfin à moi : nouvelle, belle et pourtant cette fois-ci définitivement mortelle.

Mais pouvons-nous véritablement faire table rase de notre passé?...

Doriane Purple

17/10/2008

Portes du passé...

Fulgurance des souvenirs…

Accolé dans le siège d’un vieux bus scolaire, le corps recroquevillé dans la chaleur flétrie de mon pull, la tête évanouie dans le froid hivernal des paysages qui flottent au delà de ma sensibilité, je m’évanouis d’un sommeil presque maladif dans cette nuit naissante, balloté tout à la fois par le cahot acéré de la route verglacée et par les rumeurs verbales amoindries des conversations intérieures. C’est ma dernière année de lycée, ma dernière année de liberté paradoxale, mon dernier sursis vers cette vie d’adulte si compromettante et si compromise qui me tend  les bras à corps perdu. Je sens déjà le poids trop important que tous veulent me faire porter. Je me sens déjà vieux, si vieux devant cet avenir triste et terne, si empreint de compromis et de compromissions, si exigu par son carcan figé de bienséances amidonnées, de faux-semblants édulcorés de sourires de circonstance. Je ne suis pourtant qu’en terminale, mais n’est-ce pas la phase terminale de mon enfance, l’agonie de ma spontanéité, la veillée funèbre de mon enthousiasme ? Des premières discutent devant moi dans la travée d’enfance, ou plutôt d’en face, séparées de moi par une éternité d’une année à peine. La vivacité de l’éclat de leur voix tranche avec l’amertume de mon regard voilé. Ces jeunes filles jettent à ma face ridée leur joie de vivre insane. Elles s’épanchent lassivement sur l’atmosphère magnétique du film The Doors pour lequel elles ont couru vers les salles obscures du silver screen dans un élan juvénile et de manière primordiale éminemment hormonal. Elles ont le film dans la peau, à fleur de peau, sur leur peau au caractère entier. Et moi, à ce moment précis, je ne peux les comprendre… Comment s’enflammer pour une période révolue qu’elles n’ont pas connue, pour un homme bouffi par la drogue et la fatuité de son image criante, pour un art musical sorti d’outre-tombe, pour une figure emblématique qui fait de nouveau surface dans un déballage médiatique équivoque et tapageur… Ce n’est qu’une dizaine d’années après, cheminant moi-même contradictoirement dans le sens contraire du temps, que j’ai compris ces jeunes filles de ma mémoire lycéenne et que j’ai retrouvé mes vrais 17 ans… Et depuis je les cherche chaque jour de ma satanée vie dans les bribes du petit écran…

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Perte de gravité...

 

Dorian(e) Purple

00:04 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

16/10/2008

Carnet de voyages immobiles

 

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Parisien en Amérique, je ne suis que le reflet flou et inversé d’un Américain à Paris. Je ne suis qu’un visage bien pâle apercevant des bribes flashy d’Amérique par le kaléidoscope aux miroirs déformants de la terre atlante submergé qu’est l’Océan Atlantique. Tout est en XXL : les voitures, les buildings, les territoires, les paysages, les Big Macs, les cieux religieux, les dreams, les désillusions, les dollars, même les personnes… Je reste pour ma part dans le camp des filiformes, des anorexiques, des petits formats, des sans-appétits, des maigrichons, des faibles, des indiens enfantins qui l’ont toujours été par choix et qui se font massacrer par des petits desperados racistes sous couvert de la loi de leur étoile factice de sheriffs. Je suis un Sioux, je suis un Cheyenne, je suis un Apache, je suis un Comanche, je suis un Huron, je suis un Navajo, je suis un Cherokee, je suis un Crow à l’âme noire, je suis un Iroquois à la crête sanglante, je suis le dernier des Mohicans, je suis le dernier des Peaux-Rouges,
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un survivant au tomahawk dressé en l’air, inutile, lorsque le Vieux Continent détruit le Nouveau Monde, lorsqu’il abat par la rougeole, par les armes à feu, par l’eau de feu, par les cadeaux frelatés, par les promesses trompeuses, par les haines fratricides, ma lignée, mes peuples, mes mœurs, mes origines, mon histoire. Je me revendique de cette Amérique-là, originelle et multiculturelle, je suis un Amérindien doucereusement amer dressé à Big Mountain . Je suis un chaman sans manne. Je suis le cœur du tonnerre, je suis Thunderheart.
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Riders on the Storm. There are killers on the road ! Mes larmes du souvenir s’effacent peu à peu dans la pluie du temps. J’ai entr’aperçu le Light Side of Darkness ou même le Light Side of the Devil. Merlin, le devin visionnaire et prophétique n’était-il pas lui-même le fils du Diable ? D’autres, germanophones, parleraient de Lyserg Säure Diäthylamid… J’ai eu les visions magiques du Roi Lézard messianique régnant sur ses futurs iguanes. J’ai vu des futurs impossibles, des présents irréels, des passés illusoires à travers ses portes fantasmagoriques. There are things known and there are things unknown and in between are the Doors. J’ai vu des rêves psychédéliques d’adolescentes et des cauchemars ternis d’adultes.
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J’ai vu des visites extatiques et mortuaires, mouillées et sèches, devant ma dernière chaise où je me suis couché, Eros et Thanatos dansant sauvagement sur ma tombe en allumant ma dernière cigarette de condamné damné en me criant, tout en me décrivant et me décriant ironiquement : Light my fire ! J’ai vu mes soixante-deux ans venir et les quarante ans de la première ouverture de mes portes au monde s’échouer sur la plage de la planche à billets cette année. J’ai vu mon remplacement, comme pour mon fils spirituel Michael Hutchence,
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par une sombre copie commerciale. Je suis pourtant irremplaçable!
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Je demeure à jamais irremplaçable ! Il ne peut y avoir The 21st Century Doors sans moi ! Mais ne dit-on pas que les irremplaçables jonchent les cimetières ? Je suis resté dans le crépuscule du siècle dernier sans voir l’aube du chemin parcouru par l’impact de ma poésie et de ma musique. Peut-être aussi que ma mort passionnelle a plus contribuer à mon œuvre que mon vivant platoonique.
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This is the end, my friend, this is the end, my only friend, the end. Je suis Jim et je suis mort. Je suis Val et je suis encore vivant.
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Doriane Purple

07/09/2008

Black hole sun...

 



A déguster délicieusement avec un Vesper Martini en attendant fin octobre...


23:11 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0)

31/08/2008

Le pouvoir Dacia...

"Dacia : après la grève, chacun fait ses comptes

Roumanie . Les salariés ont obtenu gain de cause, mais après presque trois semaines de grève, la solidarité reste nécessaire.

Ils ont tenu presque trois semaines, quand la précédente « grosse grève » avait duré trois jours : le travail a commencé à reprendre, vendredi, à l’usine Dacia de Pitesti en Roumanie après un mouvement sans précédent. Le Syndicat automobile de Dacia exigeait une revalorisation mensuelle de 148 euros brut, les salariés ont obtenu 97 eros (quasi le double de ce que leur proposait la direction aux premiers jours du conflit). Et « 70 % des salariés étant d’accord avec la proposition », selon le leader du syndicat, ces derniers ont cessé leur mouvement et l’usine devrait reprendre un rythme normal à partir d’aujourd’hui.

Les grévistes, dont le mouvement a remporté l’adhésion et de la population de la région et des Syndicats automobiles européens, ont remporté une belle victoire, et pour eux et pour les rapports sociaux en Europe, signant la fin du mythe d’un pays « facile » où les multinationales ont les coudées franches.

L’administration de l’usine avait d’ailleurs mis l’accent sur ce point, envoyant aux salariés une lettre au premier jour de la grève pour leur rappeler, l’air de rien, que le Groupe Renault possède des usines ailleurs dans le monde, dont au Maroc, en Russie et bientôt en Inde, destinées à être toute aussi productives que celle implantée en Roumanie. Le chantage n’a pas fonctionné, pas plus que le recours en justice pour tenter de s’appuyer sur une législation très contraignante pour les grévistes. Le mouvement a été reconnu légal, mercredi, par le tribunal de Pitesti, deux jours avant que la direction ne se décide finalement à prendre au sérieux les revendications du syndicat.

Une obstination qui a coûté cher à Renault, au point qu’il est difficile de ne pas lire dans la fermeté de la direction une volonté d’étouffer des revendications qui pourraient gagner d’autres secteurs, et d’autres usines dans le monde. Jeudi, une « source proche du groupe » avançait le chiffre de cinquante millions d’euros de pertes pour Renault en raison du conflit, un chiffre en conformité avec les calculs de plusieurs analystes. Et pourtant évaluée à 13 millions d’euros par Christian Esteve, membre du comité de direction de Renault et président du conseil d’administration de Dacia. Un chiffre qui prend une dimension nouvelle au regard de ce que représentent les revalorisations salariales pour le groupe.

Les salariés vont devoir trimer pour permettre à leur usine de rattraper son retard avant la fin du mois, comme le souhaitent les syndicats. En cette période des Pâques orthodoxes, cinq jours devaient être chômés en avril. Ils ne le seront pas. Et les salariés seront également mis à contribution un samedi et un dimanche au cours du mois pour rattraper les pertes de l’usine. En attendant, ce sont les familles des grévistes qui vont connaître des mois difficiles, avant que leur revalorisation ne se fasse sentir. La grève a été longue et a sérieusement entamé des budgets déjà grevés par la hausse des prix, substantielle en Roumanie. D’où la nécessité de continuer à répondre à l’appel à la solidarité lancé vendredi dernier par notre journal."

D'après L'Humanité du 14 avril 2008

 

Superbes commentaires et montage bien huilée...

"Tant que les navettes ne fileront pas toutes seules,  il faudra des esclaves." Aristote.

 

31/07/2008

Julia Roberts à Roland Garros ?!...

"Manoukian Manœuvre
Jury populaire
Figures de l’émission de M6, Nouvelle star, «Dédé» et «Fifi» ont, un an durant et chacun dans leur style, répondu aux défis potaches lancés par Libé.
RAPHAËL GARRIGOS et ISABELLE ROBERTS
D’abord il y eut Dédé. Un samedi de 2006, certainement désœuvré, Libération cite, dans la colonne Instants télé, la «déterritorialisation» de Gilles Deleuze évoquée par un certain André Manoukian, juré de Nouvelle star sur M6, au sujet d’une candidate. Et Libération de ricaner : manquerait plus que Dove Attia, autre juré du télé-crochet musical, cite du Spinoza.

Bing ! Lors de l’émission suivante, André Manoukian cite le nom de Spinoza. Sans qu’aucun arrangement diabolique, ni pacte secret, ni rencontre, ni le moindre contact n’ait eu lieu. Dédé et les «dédéfis» étaient nés. Soit un ping-pong Dédé-Libé ; chacun plaçant des mots, des phrases, des citations à l’invite de l’autre. Ils perdurèrent toute la saison 2006 de Nouvelle star et continuèrent l’année suivante, jusqu’à cet acmé : Dédé arborant, lors de la finale remportée par Julien Doré, lui-même rusé détourneur, un tee-shirt avec le logo de Libération et ce texte : «Cinquième colonne», comme cinquième jury infiltré en loucedé.

Et puis, il y eut Fifi, Philippe Manœuvre, rédacteur en chef de Rock & Folk. Voilà que cette année, il intègre le jury de Nouvelle star. Séduisant certes, mais on n’allait pas ainsi ôter Dédé à notre affection. Jusqu’au jour où Manœuvre, après la prestation d’une candidate, a cette phrase : «Yasmine, elle a fait à Irène Cara ce que George Bush a fait à l’Irak, elle envahit sans prévenir, elle fout tout en l’air et puis elle dit : "Qu’est-ce qu’on fait maintenant ?"»Pas mal, quand même, se dit Libération.

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Cervelle de canut contre pieds de porc

Avec la phase des directs de Nouvelle Star s’entament de discrets dédéfis (Dédé qualifiant par exemple le jeune Jules de «crooner Biactol», comme le lui avait demandé Libé). Peu à peu, nous nous rendons à l’évidence : il y a du potentiel chez ce Philippe Manœuvre. Et le 30 avril, nous tentons une première dans l’histoire de la télévision et de la presse écrite réunies : les «dédéfifis» ! Soit, un défi pour Dédé, et un défi pour Fifi. Pour le premier il s’agit de placer «cervelle de canut», vu que Manoukian est né à Lyon, et pour le second «pied de porc de Sainte-Menehould», spécialité culinaire de la ville natale de Manœuvre. Bon, il faut bien l’avouer, alors que Dédé est royal comme toujours, la première fois, c’est raté du côté de Fifi. Verdict de Libération : il doit redoubler ses pieds de porc. La semaine suivante, Fifi part en freeride et se met à filer une métaphore suidée à base de marcassin («J’ai pris un pied de marcassin», dit-il après une chanson), de phacochère et de sanglier. Métaphore suivie jusqu’au déjeuner conclusif des dédéfifis, organisé entre Dédé, Fifi et les auteurs de ces lignes pour un entretien-duel (ci-contre) : «Moi, je vais prendre un cheeseburger au marcassin», indique Fifi.

Et Libé d’être écartelé : Dédé ou Fifi ? Car de l’un à l’autre, c’est bien l’horrible dualité du monde qui s’incarne et qui nous déchire. Dédé ou Fifi ? L’Arménie de Dédé ou l’Argonne de Fifi ? Papa ou maman ? Le chêne ou le sapin ? Le bordeaux ou le bourgogne ? Ardisson ou Fogiel ? André Manoukian, c’est le jazz ; Philippe Manœuvre, c’est le rock. Le premier est musicien, le second écrit sur la musique. C’est Thelonious Monk contre Keith Richards ou, en l’espèce, Liane Foly, que lança le premier (Dédé, pas Monk), contre les rockers adolescents des BB Brunes, que promut le second via les concerts qu’il organise au Gibus (Fifi, pas Keith). Oui bon d’accord, entre Liane Foly et les BB Brunes, heum, comment dire pour ne fâcher personne ? Ce qu’on va faire, c’est qu’on va prendre les deux, Dédé et Fifi (1).

(1) Dédé, c’est toi notre préf."

D'après Libération du 31 juillet 2008

01:23 Publié dans Jeux | Lien permanent | Commentaires (0)

27/07/2008

Together, forever...

"Sur le net, Rick Astley ne vous lâchera pas

par Astrid Girardeau

 

 

Récemment, peut-être êtes-vous tombé, sans trop savoir comment, sur le clip Never Gonna Give you Up de Rick Astley — une des magnifiques productions dont nous gratifia le trio Stock Aitken Waterman dans les années 80. Peut-être même êtes-vous tombé dessus plus d’une fois. Il ne s’agit pas d’une vanne d’un copain ou d’un blogueur, mais d’un phénomène international, le « Rick Roll ».

« Rickroller », c’est renvoyer quelqu’un vers la vidéo de Never Gonna Give You Up en faisant un lien sur quelque chose de complètement différent et généralement attrayant comme une sex-tape de Louise Bourgoin ou la bande-annonce de X-files 2. Et c’est devenu ce qu’on appelle un mème, un élément récurrent qui se propage à l’intérieur d’une communauté virtuelle à la façon d’un virus via les mails, forums, sites, etc. Parmi les les plus connus, on peut citer Chuck Norris ou les lolcats. Les principaux créateurs et diffuseurs de mèmes sont les imageboards, des sites communautaires où des milliers d’utilisateurs partagent images et vidéos de façon anonyme. L’ensemble de ces communautés sont d’ailleurs regroupées sous l’entité Anonymous. Né au Japon (avec 2channel), les imageboards se sont multipliés depuis quelques années sur le web anglophone. Et c’est dans le plus célèbre d’entre eux, 4chan que serait né le Rick Roll (une paternité revendiquée par d’autres sites comme GameFAQs).

En mai 2007, le jour de la sortie très attendue de la bande-annonce du jeu vidéo Grand Theft Auto : San Andreas et alors que le site officiel saturait, un utilisateur a posté un prétendu lien vers la vidéo sur YouTube, renvoyant en fait vers le clip de Rick Atsley. Il s’agit d’une variante du Duck rolling qui de la même façon, renvoie vers une vidéo de canard sur roues (duck on wheels).

 
Quelques mois après sa naissance, le Rick Roll sortait du chan pour se répandre progressivement sur tout le web (la vidéo d’origine a été vu plus de 8 millions de fois). Certains ont poussé la perversité en créant Internet is Serious Business qui ouvre un cycle infernal de messages (désolée si vous avez cliqué) ou un plugin Firefox qui remplace toutes les vidéos YouTube lancées sur l’ordinateur de la victime en vidéo de vous savez quoi. D’autres ont créé une base de données des Rick Roll et des dizaines de variations dont Rick Surf’d Roll, Scary Roll et PopUp Roll.

Depuis deux mois, le phénomène s’est intensifié, et médiatisé, notamment avec les manifestations contre l’église de Scientologie. En effet, les Anonymous sont également ceux derrière le projet Chanology lancé, le 16 janvier dernier, suite à l’apparition de la célèbre vidéo de Tom Cruise. Après avoir pris d’assaut les sites web de l’Eglise de Scientologie, ils ont organisé des manifestations devant les sièges de la secte dans le monde (New York, Seattle, Londres, etc.) pendant lesquelles ils ont rendu le Rick Roll réel, en diffusant à plein volume Never Gonna Give You Up (voir ci-dessous). La vidéo est également sur le site qu’ils ont créé à l’occasion : Anonymous Exposed.


La semaine dernière, c’était au tour des médias anglophones de (dé)couvrir l’histoire (New York Times, Guardian, BBC, CNET, etc.). De son côté, en intitulant un article Rick Rolled to child porn = you’re a pedophile, says FBI, (Rickrollé vers de la pédophilie = vous êtes un pédophile selon le FBI) le site Ars Technica participait à l’introduction de l’expression « Rick Roll » dans le langage courant, pour parler du détournement d’un utilisateur vers un contenu inattendu. Aujourd’hui (seulement), la version anglaise de Wikipédia lui consacre un article spécifique : Rick Roll tandis qu’à l’occasion du 1e avril, YouTube a rick rollé l’ensemble des vidéos de sa page d’accueil..

Sur un blog du Los Angeles Times, David Sarno a été jusqu’à faire sortir le chanteur rouquin de sa retraite. Il raconte être au courant par des amis depuis quelques mois : « C’est un peu étrange, pour être honnête, d’avoir ces vidéos de vous, jeune homme, comme ça sur Internet. J’ai 42 ans maintenant, c’est un peu bizarre quand même. Mais c’est drôle. » Heureusement, s’il considère que c’était un très bon tube pop, pour lui c’est du passé. Et il ne compte pas en profiter pour faire un remix."

D'après Libération de 1ier avril 2008 (!?) 

25/07/2008

Le temps passe et trépasse...

08/05/2008

Lune de mai...

A mon fils...

 
Doriane Purple 

 

 

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Mistral perdant...

A ma fille...

 


 

 
Doriane Purple 

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