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25/07/2008

Le temps passe et trépasse...

08/05/2008

Lune de mai...

A mon fils...

 
Doriane Purple 

 

 

20:27 Publié dans Spleen... | Lien permanent | Commentaires (0)

Mistral perdant...

A ma fille...

 


 

 
Doriane Purple 

02:35 Publié dans Spleen... | Lien permanent | Commentaires (0)

Joli mois de mai....

86 ou 68 ?

Mes pensées mélancoliques se noient dans les flots de mes souvenirs...

 


 
Doriane Purple 

 

01:46 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

16/04/2008

Requins du regain...

medium_27.jpgJe ne suis qu’un fétu de paille sur l’immense océan de la vie. Ballotté, secoué, projeté, chaviré, submergé, noyé, je m’engloutis dans la vague déferlante. Mes yeux s’ouvrent désespérément vers la surface blanchâtre et écumante. Tourbillonnant, tournoyant, chahuté par les éléments en furie, je perds la notion de haut et de bas, de verticalité, de gravité, de légèreté et je m’enfonce peu à peu dans un dédale d’eau oppressante. Mes poumons sont en feu et manquent d’exploser. Puis, soudainement, ma tête émerge enfin des flots tumultueux et une lame salée d’oxygène me transperce les poumons. Mais déjà ma vision se brouille. Une autre muraille titanesque d’eau vibrante me fait face et coupe mon accalmie salutaire. Je dois de nouveau affronter l’océan de mes menus problèmes qui s’amoncellent dans cette lame de fond écumante, dans ce tsunami ondoyant. Cette fois-ci, pas de politique de l’autruche en exécutant la technique du canard : je me retourne. Une fraîcheur fiévreuse surnage sur medium_18.3.jpgmon front. J’agrippe mon surf, je pagaie à toute main et je chasse à toute jambe. Je nage comme un forcené. Déjà la proue de la lame aqueuse me lèche les pieds. Une force phénoménale me soulève à une vitesse insensée. Je pagaie toujours de toutes mes forces, de toute ma déraison. Je me retourne. L’aileron du grand requin bleu me talonne. Je mets un genou sur le surf prêt à cet adoubement extraordinaire. Je me lève d’un trait alors que le sommet de cet Everest ondin me rejoint. Je lance un regard illusoire sur le vide qui me précède et je me lance sur les flancs de ce requin vorace qui martèle mon cerveau et qui est en passe de devenir bientôt un grand requin blanc d’écume, cruellement vorace. Le vent de la vitesse me fouette le visage de ces épines atrocement salées. Le goût des embruns est un doux parfum sur ma peau à présent faussement desséchée. Je me précipite vers un abîme doucement bleuté. Je tombe dans un gouffre qui n’en finit pas. Je glisse dans un doux précipice. L’adrénaline et l’endorphine medium_689.jpgdansent la gigue, la samba et le tango dans mon cerveau, tambourinent dans mes artères. L’extase est là, je la vois me transcender et auréoler mon corps. Je ne fais plus qu’un avec la Nature. Mais bientôt les mâchoires titanesques se referment impitoyablement, voici jaws, j’ose à peine le croire et je me précipite vers un précipice orageux, je m’abîme dans un abîme d’écumes fulminantes, je glisse dans la glossolalie la plus épaisse, je tombe dans ma propre tombe provisoire blanchâtre. Oubli aquatique… Derrière moi, déjà pourtant, une nouvelle série de vagues se profile dans le proche horizon et se glisse à toute vitesse vers moi. Tout est à recommencer ! Et cependant quel bonheur de tout recommencer ! La vie est une perpétuelle errance de naufragé. Accroché à notre frêle esquif, certains de nous atteindront au fil des courants et des jours de calme plat trompeur et de mer d’huile infinie, leur île oasis, d'autres l'entr'apercevrons puis la perdrons à jamais. Serais-je moi-même un perpétuel Ulysse en quête de mon Ithaque lointaine, serais-je toujours un chevalier vagabond en quête du Saint-Graal ? Mon âme se dissout dans le flot brumeux des souvenirs...

 

 

Doriane Purple 

05/04/2008

Les limites...

Je fuis. Vacillement du crépuscule. Le jour s'efface sans un souffle, sans un mot. Il s'évapore, s'envole... pour s'enflammer demain... peut-être... Qui sait ?... Qui le sait ?... Vibration du jour moribond. Cri joyeux et sauvage de la nuit naissante. Regain d'énergie viscérale, primaire, première, primale. Cri de l'animal. La moiteur chaude de la forêt tropicale m'entoure. Je suis un esprit de la forêt profonde. Je suis jaguar... Des oiseaux mouches volettent dans les frondaisons. Sifflements furtifs de serpents. Mygales en embuscade. Coatis en vadrouille. Etourdissement des couleurs. Caïmans noirs. Aras bleus. Aras rouges. Tamarins-lions roux. Daguets rouges. Toucans au bec multicolore. Singes ouakaris à la face rouge. Quetzals au plumage rouge et vert éclatants. Phylloméduses vénéneuses vertes aux yeux rouges. Iguanes arboricoles verts. Serpents liane se confondant dans la végétation. Boas émeraudes. Verts chatoyants. Verts entêtants. Vert aveuglant. Vert omniprésent. Mes yeux de jade guettent chaque mouvement de la forêt vivante. Je me glisse silencieusement dans la végétation. La lumière de la Lune, s'aventurant peureusement entre les feuillages touffus, dessine un étrange tapis mouvant sur le sol terreux. Ma peau tachetée rappelle à chacun mon état d'esprit de lumière et d'obscurité. Bercement des chants d'oiseaux de la lointaine canopée. Chants des couleurs. Je suis Espagnol, Indien,... Jaguar. Singes hurleurs au loin. Ombres mouvantes sous le soleil. Ocelot immobile sur la branche d’un arbre immense. Poussière argentée ou argentine d'ailes de papillons éphémères. Végétation exubérante. Tatous. Toucans. Pécaris. Foisonnement de vies. Foisonnement de proies. Foisonnement de morts annoncées. Scolopendres venimeuses, colonne dévastatrice de fourmis légionnaires, piranhas voraces, anacondas cruels, serpent corail au poison mortel, vipère fer de lance, redoutable esprit de la Terre dont la tête, même tranchée, peut encore attaquer selon les croyances des Indiens. Nouveau monde. Emerveillement de l'inconnu. Nouvelle vie... Nouvelle mort... Nouveau sommeil... Nouveau réveil... Vide temporel de la nuit. Je me réveille, l'âme en proie à l'angoisse, le corps nimbé de sueur lourde et chaude, les yeux aveuglés par l'obscurité malveillante. Où suis-je ? Perte de repères. Oubli du lieu et de l'époque. Peur viscérale de l'inconnu... Je me souviens enfin...
 
 
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C'est le 1ier avril, jour de sortie de la chanson "Les Limites" d'un certain Julien Doré, un brin blagueur...
 
Doriane Purple 
 

 
 

14:45 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : julien, doré, musique, règne, animal

23/03/2008

Into the Wild...

 

Hard Sun - OST "Into the wild" Eddie Vedder

Lyrics:

when I walk beside her
i am the better man
when I look to leave her
I always stagger back again
once I built an ivory tower
so I could worship from above
and when I climbed down to be set free
she took me in again

there's a big
a big hard sun
beaten on the big people
in the big hard world

when she comes to greet me
she is mercy at my feet
when I see her pin her charm
she just throws it back again
once I sought an early grave
to find a better land
she just smiled and laughed at me
and took her blues back again

there's a big
a big hard sun
beaten on the big people
in the big hard world

there's a big
a big hard sun
beaten on the big people
in the big hard world

when I go to cross that river
she is comfort by my side
when I try to understand
she just opens up her eyes

there's a big
a big hard sun
beaten on the big people
in the big hard world

once I stood to lose her
when I saw what I had done
bound down and flew away the hours
of her garden and her sun
so I tried to warn her
i'll turn to see her weep
40 days and 40 nights
and it's still coming down on me

there's a big
a big hard sun
beaten on the big people
in the big hard world

there's a big
a big hard sun
beaten on the big people
in the big hard world

there's a big
a big hard sun
beaten on the big people
in the big hard world

there's a big
a big hard sun
beaten on the big people
in the big hard world

 

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Dernier sourire d'un nouveau clochard céleste, d'un nouveau Chris(t): illuminé ou messianique ?

 

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 Doriane Purple

22/03/2008

Purple rain...

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Attention, annonce d'une piquante pluie violette pour le premier week-end de juillet 2008 sur Belfort et ses environs...

Je pourrai enfin, après bien longtemps, prendre une douche rafraîchissante cette année, en tout cas le samedi et le dimanche...

Je commençais à sentir l'odeur nauséeuse de ma vieillesse proche...

 

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Doriane Purple 

 

 

Profession de foi d’une prose prosaïque

Aux albatros aux ailes de géant les empêchant de marcher…
A ces princes des nuées qui hantent la tempête et se rient de l’archer…

 

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Je ne veux point être un de ces Icare qui, par leur fierté effrénée, s’envolent et s’en vont tenter, par leur poétique talent, de côtoyer les dieux immortels, juchés haut sur leur estrade olympienne à jamais inaccessible, risquant ainsi de brûler au Soleil rougeoyant de la gloire fugitive, leurs ailes fragiles pincées de cire illusoirement solide d’abeilles éphémères. Je ne serai jamais l’un de ces Phaéton réclamant à grands cris à leur père Hélios de saisir les rênes de son char flamboyant et ne sachant pas, par leur inexpérience juvénile et par leur trop plein d’enthousiasme, guider l’attelage divin, embrasant alors les cieux, puis la Terre avant, enfin, d’être foudroyés par Zeus arrêtant alors leur catastrophe nucléaire. Il y a bien trop de risques à vouloir se prétendre un dieu. Parfois je l’admets, on le devient à force d’y croire, à force d’y travailler... Mais on le devient toujours dans l’ombre de ces dieux premiers, écrasé par leurs fabuleux exploits passés.
 
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Dans le crépuscule agité, rougeoyant sombrement, je ne suis moi, qu’un malingre être vivant à moitié dans l’ombre déjà sélénite, frôlé quelquefois par les rayons fantomatiques de ce soleil des loups. Et quand vient le soir, pour qu'un ciel flamboie, le rouge et le noir ne s'épousent-ils pas ?
 
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Je ne suis qu’un vil et sombre corbeau, perché fébrilement sur un arbre rabougri, desséché, ténébreux, guettant de ses yeux rétrécis et froids, semblables à ceux du fin goupil, la morne plaine napoléonienne d’un lointain Victor, qui m’entoure, résultat de mon bannissement indéfini pour l’expiation de mes châtiments. Car ainsi est mon âme, elle n’est faite que de petits riens, qui se résument à un grand néant. Je ne suis qu’une vulgaire corneille qui boit l’eau de la fontaine du haut d’une racine de la bruyère. Ce ne sont pas quarante siècles qui me contemplent, voire vingt ou encore trois. Aucun temps ne se meut en contemplation à mon sujet. Je ne suis qu’une serre crochue… noire et sale qui trépigne et qui se complaît dans la noirceur des ténèbres terrestres.
 
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Je me repais et me sustente de l’indicible neurasthénie des cadavres gisants du passé : de-ci, un globe oculaire ayant effleuré les fleurs du mal d’un paysage dantesque, de-là un doigt ayant touché la grâce d’une peau d’albâtre, de-ci, encore, un poing tendu vers les cieux impudiques, frôlant le tragique, de-là, ensuite, un cœur trempé d’un sang jailli d’une passion platonique et inhumaine, tout près d’un foie baignant dans une cirrhose sirupeuse d’excès de traces d’alcool apollinairien.
 
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Ci-gisent les restes ensanglantés et putrides de ma mémoire exsangue de vitalité. Je me complets dans ces lits mortuaires, dans ces suaires tâchés par les blessures de l’âme, dans ces cauchemardesques sommeils agités et sombrement nocturnes. Des visions atrocement souterraines éclairent mon inspiration d’éclairs noirs qui vrillent mon cerveau, vibrant alors dans de folles contorsions lucifériennes. Parfois, je m’envole d’une aile menaçante aux mauvaises augures sur ces vastes terres désolées qui, tout à la fois, m’effraient et me consolent dans leur immobilité morbide. J’erre, tel une âme en peine, à ras du sol fangeux, chevauchant un vent glacé, accompagné par les Quatre Cavaliers de l'Apocalypse, inhalant maladivement les râles et les exhalaisons méphitiques de ces charognes décomposées et inspiratrices de mémorial et enfin, en retrouvant mon arbre immonde, je gratte d’une serre malhabile sur son écorce pourrie des hiéroglyphes sibyllines, s’entremêlant et parachevant la prose maudite et prosaïque de mon troisième testament.
 
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Ce corvidé de ces corps vidés qui anime notre anima animale n’est point une bête qui nous pousse vers l’avant; bien au contraire, cet archange noir et déchu, nous pousse vers notre propre abîme intime, vers notre propre tombe, glissant dans notre sang sa bile noire. Cette bête immonde et immeuble n’est pas l’Ennui mais le Spleen, hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère !
 
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Doriane Purple



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Spleen

Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
    Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
    Et que de l'horizon embrassant tout le cercle
    Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits ;
   
    Quand la terre est changée en un cachot humide,
    Où l'Espérance, comme une chauve-souris,
    S'en va battant les murs de son aile timide
    Et se cognant la tête à des plafonds pourris ;
   
    Quand la pluie étalant ses immenses traînées,
    D'une vaste prison imite les barreaux,
    Et qu'un peuple muet d'infâmes araignées
    Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,
   
    Des cloches tout à coup sautent avec furie
    Et lancent vers le ciel un affreux hurlement,
    Ainsi que des esprits errants et sans patrie
    Qui se mettent à geindre opiniâtrement.
   
    - Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
    Défilent lentement dans mon âme ; l'Espoir,
    Vaincu, pleure, et l'Angoisse atroce, despotique,
    Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.


Baudelaire, Les fleurs du mal LXXVIII

10/03/2008

Qu'est-ce tu bois Doudou, dis donc ?

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 Qu'est-ce que tu bois Doudou, dis donc ! 

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Quel terroriste du bon mot, ce Carlos! Loin d'être un chacal sous ses airs de nounours-garou, c'était l'ami n°1 des petits et des grands! 

 

Doriane Purple 

21:30 Publié dans TV | Lien permanent | Commentaires (0)